Yannick Le Roux, tout juste élu à la tête de la municipalité de Vierzon, a lancé un cri d'alarme concernant la situation financière de la ville, qualifiée de "situation apocalyptique". Le maire de l'Union des droites évoque une dette colossale de 32 millions d'euros, ajoutant que des efforts substantiels seront nécessaires pour éviter une mise sous tutelle financière.
Dans une interview accordée à France Bleu, il a précisé que, avec le niveau actuel d'épargne, il faudrait 34 ans à la commune pour rembourser sa dette. "Je fais tout pour rassurer l'État sur notre capacité à redresser les comptes", a déclaré Le Roux.
Le maire met en doute la sincérité des budgets précédents, suggérant que des recettes fictives auraient été incluses. "On avait connaissance de la dette, mais les impayés étaient invisibles jusqu'à notre arrivée. Certaines recettes inscrites n'ont jamais été perçues", a-t-il accentué.
La nouvelle municipalité se retrouve face à des factures impayées de plus de deux millions d'euros. À l'approche d'une redéfinition du budget, Le Roux a assuré qu'il observera chaque euro : "Nous allons réduire nos dépenses sur les véhicules, le carburant et les petits matériels. Chaque détail compte pour rassurer nos prêteurs." Il a, en ce sens, prévu un rendez-vous avec le directeur de la Banque des territoires, principal créancier de la ville.
Concernant les effectifs, Le Roux a exclu une coupe drastique pour l'instant, préférant optimiser la productivité au sein des services municipaux. "Il y a des autorisations spéciales d'absence, et beaucoup d'agents contractuels seront reconduits. Nous devons également veiller à éviter le clientélisme," a-t-il souligné. Les mesures de sécurité seront appliquées, mais de manière mesurée; le maire a fait savoir qu'il ne "rallumera pas toute la ville" immédiatement pour économiser sur la facture d'éclairage public.
Le maire a aussi déclaré qu'il ne procéderait pas à une augmentation des impôts locaux, préférant attirer des investisseurs pour améliorer les recettes fiscales de la commune. "Nous devons convaincre les entreprises de s'implanter à Vierzon," a-t-il conclu, plaçant l'accent sur un futur qu'il espère positif, bien que les défis soient conséquents.







