Le mardi 7 avril, Sébastien Lecornu, Premier ministre, a soutenu que La France insoumise (LFI) contribue à la "banalisation du racisme", tout en "jouant de l'ambiguïté" dans la lutte contre les discriminations. Il a souligné qu'il ne peut y avoir de "discrimination à la carte" dans le traitement de ces enjeux.
Lors d'une séance de questions au gouvernement, Lecornu a rappelé à Mathilde Panot, cheffe du groupe LFI à l'Assemblée, qu'un discours ambigu sur le racisme affaiblit la lutte pour l'égalité. "Vous participez à une banalisation du mal, et cela est dangereux pour cette cause", a-t-il déclaré avec fermeté.
Panot a posé des questions sur les réactions du gouvernement aux commentaires racistes dirigés vers Bally Bagayoko, notamment lors d'émissions sur CNews. Elle a critiqué les réactions tardives du gouvernement, notamment celle d'Emmanuel Macron, et a regretté l'absence d’un soutien clair lors d'une récente manifestation contre le racisme à Saint-Denis.
"Il ne peut pas y avoir de discrimination à la carte"
En réponse, Lecornu a argumenté que les ambiguïtés laissées par LFI laissent entendre que le gouvernement pourrait être complice d'une forme de racisme. "Ce qui est abject pour le racisme doit l'être aussi pour l'antisémitisme et l'homophobie", a-t-il ajouté. Il a également mentionné une enquête en cours à Paris concernant des déclarations racistes, soulignant l'importance d'une action judiciaire dans ce type d'affaire.
Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon fait souvent l'objet de critiques jugées peu fondées, mais Lecornu n'a pas hésité à rappeler l'importance d'une lutte globale contre toutes les formes de discrimination. Selon un rapport du Le Monde, plusieurs milliers de manifestants s'étaient réunis à Saint-Denis pour soutenir Bagayoko et dénoncer le racisme, reflet de l'inquiétude grandissante autour de ces thèmes en France.







