Le statut de cadre entraîne-t-il une meilleure retraite complémentaire au sein du système Agirc-Arrco ? Cette idée largement répandue mérite d'être examinée de près.
Un système de retraite unifié
FAUX. Avec la fusion de l’Agirc et de l’Arrco en juillet 2019, la distinction entre cadres et non-cadres n’existe plus. Avant cette fusion, les cotisations des deux groupes étaient déjà assez semblables. Jusqu’au plafond annuel de la Sécurité Sociale (PASS), qui s’établissait à 41 136 € en 2022, tous les salariés contribuaient au régime Arrco. Seuls les cadres cotisaient à l'Agirc au-delà de ce seuil et jusqu’à 8 plafonds.
L’impact des revenus sur les cotisations
Depuis la fusion Agirc-Arrco, seul le salaire détermine le montant des cotisations pour la retraite. Pour les revenus jusqu’au PASS, les cotisations s’élèvent généralement à 6,20 %, tandis qu’elles atteignent 17 % pour les salaires compris entre le PASS et 8 fois ce dernier. Par conséquent, il est préférable d’être un salarié non cadre ayant un salaire élevé qu’un cadre à bas revenu ! Certaines entreprises maintiennent cependant des différences de taux de cotisation pour les cadres, héritées d’accords passés, mais cela ne peut plus être appliqué aux nouvelles conditions.
Clarification sur les cotisations
Attention : les pourcentages de 6,20 % et 17 % que vous pourriez apercevoir ne représentent pas l’intégralité des taux sur votre fiche de paie. En effet, le montant total des cotisations est souvent supérieur, une partie étant dédiée à l'équilibre financier du régime Agirc-Arrco sans générer de droits à la retraite.







