Dimanche, la Défense civile de Gaza a rapporté que douze personnes ont été tuées lors de frappes israéliennes à travers le territoire palestinien. L'armée israélienne, quant à elle, a justifié ces actions en affirmant avoir réagi à une "violation flagrante" de la trêve instaurée depuis le 10 octobre. Le climat d'accusations mutuelles entre Israël et le Hamas ne semble pas s'apaiser alors que la crise humanitaire continue de s'aggraver.
Selon la Défense civile, les frappes israéliennes ont touché un camp de déplacés à Jabalia, causant la mort de cinq personnes, tandis qu'une autre frappe à Khan Younès a également fait cinq victimes. Les hôpitaux de Gaza-ville et Khan Younès ont confirmé cette tragédie, ayant reçu plusieurs corps. Ossama Abou Askar, un habitant de Jabalia, a exprimé sa colère : "Israël ignore ce que signifie un cessez-le-feu. Ils frappent sans cesse tout en prétendant respecter la trêve."
Les tensions se poursuivent alors que l'armée israélienne a déclaré avoir effectué ces frappes après avoir repéré "plusieurs terroristes armés" se cachant sous des décombres. Le porte-parole du Hamas, Hazem Qassem, a dénoncé ces actions comme une violation grave des accords en vigueur.
Alors que les échanges de tirs persistent, les États-Unis avaient annoncé un plan de paix visant à mettre fin aux hostilités. Ce plan, qui inclut le retrait progressif des forces israéliennes et le désarmement du Hamas, semble de plus en plus lointain dans un contexte de violence croissante.
La situation humaine est alarmante, avec le ministre de la Santé de Gaza annonçant que 601 Palestiniens ont été tués depuis le début de la trêve, tandis que l'armée israélienne a enregistré la perte de quatre soldats. Les conditions de vie sont catastrophiques et compliquées par des restrictions médiatiques. Médecins sans frontières a suspendu des activités à l'hôpital Nasser, en raison de tensions avec des groupes armés, qu'Israël accuse d'utiliser cet établissement à des fins militaires.
Avec AFP







