Lors des élections législatives du vendredi dernier, le Parti nationaliste du Bangladesh (BNP) a été déclaré largement victorieux, marquant la première consultative depuis l'insurrection ayant conduit à la chute de l'ancien régime de Sheikh Hasina en 2024. Samedi, Shafiqur Rahman, le chef du Jamaat-e-Islami, a reconnu cette défaite, bien qu'il ait soulevé des préoccupations concernant des « irrégularités » dans le processus électoral. Dans un message sur les réseaux sociaux, il a affirmé : « Nous respectons les résultats, et nous défendons l’état de droit. »
Dans ce scrutin, la commission électorale a rapporté que le BNP, dirigé par Tarique Rahman, a remporté 212 des 300 sièges, tandis que la coalition islamiste a obtenu seulement 77 sièges. Les élections ont été jugées « crédibles » par le chef des observateurs de l'Union européenne, Ivars Ijabs, affirmant qu'elles ont été « gérées de manière compétente ».
Une transition politique calme
Malgré ses accusations initiales de « manipulations », Rahman a modifié son ton presque immédiatement, promettant une « opposition vigilante » et respectueuse. « Nous voulons contribuer au progrès national tout en tenant le gouvernement responsable de ses actes, » a-t-il déclaré.
Il a également remercié ses électeurs en affirmant que leurs efforts avaient porté fruit : « Avec 77 sièges, nous avons multiplié notre force parlementaire, devenant ainsi l'une des oppositions les plus puissantes de l'histoire politique du pays. »
Tarique Rahman, l'héritier d'une dynastie politique, a récemment fait son retour d'exil après 17 ans. Il est maintenant confronté à la tâche difficile de reconstruire un pays, qu'il décrit comme « détruit » par l'ancien régime. Dans une entrevue, il a souligné l'urgence de la création d'emplois pour les jeunes et du développement d'une économie stable.
Ce changement de pouvoir indique une nouvelle ère pour le Bangladesh, avec une transition potentiellement apaisée, même si des challenges majeurs persistent.







