Depuis son mandat, Donald Trump nourrit le souhait de voir son visage gravé aux côtés de ceux de ses prédécesseurs sur le mont Rushmore, situé dans le Dakota du Sud. Ce monument emblématique, construit sur des terres historiquement amérindiennes, soulève des préoccupations quant à la justice sociale.
Après George Washington, Abraham Lincoln, Thomas Jefferson et Theodore Roosevelt, Trump aspire à faire entrer son image dans l'histoire. En janvier 2025, Anna Paulina Luna, fervente soutien du président récemment élue à la Chambre des représentants, a présenté une proposition de loi emblématique, incitant sans détour : "Commençons à sculpter".
Cependant, cette ambition se heurte à deux défis majeurs. Le New York Times a examiné les particularités géologiques du site, soulignant une multitude de fractures dans le massif des Black Hills qui avaient déjà contraint l'illustre sculpteur Gutzon Borglum à des révisions fréquentes de son projet initial. Intégrer un visage de Donald Trump mesurant dix-huit mètres semble inconcevable.
Des obstacles géologique et philosophique
Le Service national des parcs affirme également que le mont Rushmore représente une œuvre d’art complète. Toute modification, même pour y ajouter un visage, est jugée inacceptable. Un point de vue qui risque fort de déplaire à l'ancien président.
Le mont Rushmore, une histoire controversée
Inauguré le 31 octobre 1941, le Mémorial national du mont Rushmore a suscité la polémique bien avant son achèvement. Autrefois nommé "la montagne des Six Grands-Pères" par les Sioux, il était un site sacré pour les peuples autochtones.
Bien que les Sioux aient cédé la région des Black Hills en 1868, la découverte d'or a conduit les colons à annexer ce territoire en moins d'une décennie. Depuis, le monument a été le théâtre de nombreuses protestations liées à sa localisation sur des terres autochtones, suscitant des débats passionnés sur l'ajout d'un nouveau visage sur la montagne.
Aussi, des voix se lèvent pour remettre en question son existence, incitant parfois à sa destruction. Cette suggestion pourrait diviser la communauté amérindienne, certains arguant que le site peut susciter la curiosité des visiteurs sur l'histoire vraie de l'Ouest américain.







