Début janvier, Nestlé a procédé au rappel de plusieurs lots de laits infantiles en raison d'une contamination par la toxine céréulide, provoquant l'ouverture d'une enquête judiciaire suite au décès d'un nourrisson. La situation a alarmé les autorités sanitaires, qui recherchent des éléments épidémiologiques pouvant établir un lien entre la consommation du lait incriminé et ce tragique événement.
Selon le Parisien, le rappel a été initié le 5 janvier à la suite de l'alerte d'une première alerte sur un lot de la marque Guigoz, dénotant la présence d'une "défaillance de qualité" touchant une huile utilisée dans la fabrication des laits. La contamination par la bactérie Bacillus cereus peut engendrer des nausées, des vomissements, et dans des cas extrêmes, des infections graves, notamment chez les nourrissons et les jeunes enfants. Cela a été confirmé par une note de l'ANSES de 2021.
Ce rappel concerne environ soixante-dix lots des marques Guigoz et Nidal, selon les déclarations de Nestlé. Dans un communiqué, le groupe a affirmé avoir détecté de faibles quantités de céréulide et a pris ces mesures "de manière proactive".
La lenteur de la réaction de Nestlé a été critiquée ; dès le 12 décembre 2025, des signalements en provenance d'Italie avaient déjà alerté sur d'éventuels problèmes. Étrangement, l'entreprise a attendu plusieurs semaines avant d'élargir son alerte, ce qui soulève des questions sur sa gestion des risques. L'association Foodwatch a exprimé son incompréhension face à ce délai, remettant en cause la transparence des pratiques de l'entreprise.
D'après la cellule d'investigation de Radio France, les premiers tests effectués sur les produits de l'usine de Boué, dans l'Aisne, ont révélé la présence de la toxine dès le 26 décembre 2025. Cependant, le rappel officiel n'a été lancé que dix jours plus tard.
Les témoignages de parents de nourrissons ayant souffert de graves problèmes après avoir consommé ces laits se multiplient. Une mère a rapporté que sa fille a été hospitalisée suite à une ingestion de lait, souffrant de vomissements et de diarrhée. Les inquiétudes grandissent parmi les consommateurs, notamment en ce qui concerne la sécurité alimentaire, comme l’a rapporté RTL.
Alors que le gouvernement assure qu’aucun lien n'a encore été établi entre la consommation du lait et le décès tragique, le ministre de la Santé a averti que les investigations se poursuivront. La vigilance reste de mise pour prévenir d’éventuelles complications dans cette affaire qui pourrait raviver des souvenirs douloureux des précédents scandales alimentaires.







