Ce mardi 13 juin 2026, l'Assemblée Nationale a adopté la loi olympique, un texte essentiel pour la préparation des Jeux d'hiver de 2030. Parmi les 403 députés ayant voté pour, se distingue la députée socialiste Marie-José Allemand, qui a choisi l'abstention, invoquant des préoccupations liées à la sécurité.
Marie-José Allemand a exprimé son choix d'une abstention réfléchie, reconnaissant les avancées du texte tout en restant critique sur le déséquilibre persistant concernant les enjeux sécuritaires. Dans un communiqué, elle a déclaré : "Cette abstention traduit la nécessité de veiller à ce que les droits des citoyens ne soient pas compromis par une sécurité excessive."
Ce projet de loi, issu de travaux préparatoires complexes, aborde des questions techniques tout en ayant des répercussions environnantes, sociales et sécuritaires importantes. Selon Le Dauphiné Libéré, certaines avancées notables comprennent l'engagement vers une organisation des JO 2030 sans déchets ni plastiques à usage unique, un aspect que la députée a salué.
Cependant, malgré ces avancées, des préoccupations subsistent sur le volet sécuritaire. "De fortes inquiétudes demeurent sur la surveillance, notamment la continuité de dispositifs déjà expérimentés lors des JO de 2024. Nous n'avons pas obtenu de garanties suffisantes pour protéger les libertés publiques", a-t-elle ajouté. Elle souligne la nécessité d'un encadrement strict concernant la vidéosurveillance algorithmique et l'extension des pouvoirs des agents de sécurité.
Cette position est partagée par plusieurs experts en sécurité publique, qui sont préoccupés par le risque d’une surveillance excessive lors des événements de grande envergure. La députée Allemand promet de continuer à défendre ces principes pour assurer un bon équilibre entre sécurité et libertés individuelles. Les JO de 2030 représentent non seulement une vitrine pour la France, mais aussi une occasion de s'assurer que la protection des citoyens reste une priorité.







