Au cœur de la crise ukrainienne, Kiev est de nouveau sous le feu des bombardements russes. Le 5 janvier, les autorités locales ont rapporté la mort d'au moins deux citoyens en raison de frappes ciblant la capitale et sa périphérie. Alors que les discussions entre alliés de l'Ukraine sont prévues à Paris, ces violences soulignent l'urgence d'un règlement.
Les frappes ont touché des infrastructures critiques, provoquant des pannes de courant massives. Selon Mykola Kalachnyk, responsable de l'administration militaire régionale, un homme de 72 ans a perdu la vie à Fastiv, tandis qu'une clinique privée de Kiev a été endommagée, faisant un mort et blessant trois autres personnes. Images diffusées par les services de secours montrent des évacuations dramatiques de patients, témoignage d'une souffrance quotidienne.
Les alertes antiaériennes ont retenti à travers le pays durant la nuit, marquant une escalade inquiétante de la violence à un moment où la diplomatie pourrait prendre le pas sur les hostilités. Dans une interview récente, le président Volodymyr Zelensky a évoqué le besoin urgent d'un dialogue, déclarant que l'Ukraine est prête à explorer toutes les options — que ce soit par le biais de la diplomatie ou par une défense militaire renforcée si l'aide internationale ne s'avère pas suffisante.
Le climat est particulièrement tendu alors que des conseillers de sécurité de 15 pays, dont des représentants de l'UE et de l'Otan, se sont réunis à Kiev pour envisager de nouvelles initiatives diplomatiques. Le président Zelensky a souligné que des discussions sur la défense de l'Ukraine doivent être intensifiées pour contrer la menace russe.
Les experts, tels que le professeur de relations internationales, Jean-Pierre Dupont, notent que « les frappes russes ne sont pas seulement une attaque sur le plan militaire, mais aussi un message psychologique, visant à déstabiliser la population ». Ces événements surviennent dans un contexte où l'Ukraine lance également des drones contre des cibles stratégiques en Russie, cherchant à déséquilibrer la capacité de l'ennemi à soutenir sa guerre.
La situation reste volatile et complexe, chaque attaque ne faisant qu'aggraver les tensions. Le Kremlin, de son côté, a promis de répondre avec fermeté, ce qui laisse présager une escalade des hostilités à venir.







