La Gambie est en pleine émotion après un naufrage survenu la nuit du 31 décembre, qui a causé la mort d'au moins sept personnes et a laissé de nombreux disparus. Selon les déclarations du président, Adama Barrow, environ 200 migrants étaient à bord de l'embarcation lorsqu'elle a sombré au large de la région de North Bank, dans le nord-ouest du pays.
Dans une allocution télévisée empreinte de tristesse, Barrow a exprimé sa « profonde inquiétude » face à cette catastrophe maritime. L'incident a déclenché une opération de recherche menée par la marine nationale, qui a permis de secourir jusqu'à présent 102 personnes, dont plusieurs se trouvent dans un état critique. Malheureusement, seuls sept corps ont été récupérés, tandis que les opérations de sauvetage continuent pour retrouver les personnes portées disparues.
Le président a présenté ses condoléances aux familles endeuillées, affirmant que la nation partage leur peine. Il a également promis que le gouvernement mènerait une enquête pour déterminer l’identité et les nationalités des victimes, soulignant que certaines des personnes à bord n'étaient pas gambiennes. Le porte-parole du gouvernement a ajouté que le soutien aux survivants est une priorité dans les heures et jours à venir.
Ce naufrage tragique s'inscrit dans un contexte plus large de migrations périlleuses. En effet, des milliers de personnes d’Afrique de l’Ouest continuent de risquer leur vie en quête d'une vie meilleure en Europe, empruntant des chemins marins dangereux. Avec le durcissement des contrôles maritimes au Sénégal et au Maroc, de nombreux migrants se dirigent désormais vers les côtes gambiennes et guinéennes, allongeant le parcours et augmentant le risque de drames humains.
« Ce tragique événement est un rappel douloureux des dangers inhérents à la migration irrégulière », a déclaré Barrow. Des experts appellent à une action concertée de la communauté internationale pour résoudre les causes profondes de la migration forcée en Afrique de l’Ouest, afin de prévenir d'autres souffrances.
Les ONG et les défenseurs des droits humains réclament également une meilleure sensibilisation des migrants sur les risques qu’ils encourent, tout en soulignant la nécessité d'améliorer la situation socio-économique dans leurs pays d'origine pour limiter ces départs périlleux. « La perte de vies humaines en mer ne devrait jamais être considérée comme un coût acceptable », ont-ils affirmé dans différentes déclarations. Cette tragédie en Gambie fait réfléchir sur la manière dont la communauté internationale traite la question de la migration et des réfugiés.







