Les préparatifs pour les funérailles nationales de l’ayatollah Ali Khamenei s’intensifient à Téhéran, avec un début d’hommages prévu pour samedi à la Mosalla. Le guide suprême, tué dans l’offensive israélo-américaine du 28 février, sera inhumé le 9 juillet à Machhad. L'événement pourrait rassembler entre 15 et 20 millions de personnes dans la capitale.
Des portraits géants d’Ali Khamenei ornent désormais la façade de la Mosalla, emblème des rassemblements religieux et politiques en Iran. Des ouvriers y apportent les dernières touches, tandis que les forces de sécurité assurent une présence discrète mais efficace. Les médias, comme l’AFP, témoignent de cette effervescence en cours à l'approche de ce moment solennel.
Les hommages à la Mosalla de Téhéran
L'architecture de la Mosalla, conçue pour accueillir des prières massives et des commémorations officielles, se prépare à recevoir les hommages. À l'intérieur, des ouvriers s'affairent sur des échafaudages pour finaliser les préparatifs, tendant à souligner l'importance de cet événement. Des responsables d'une trentaine de pays sont invités, bien que l’absence des représentants européens ait été soulignée par le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï.
Quels enjeux politiques ?
Ces funérailles surviennent dans un contexte de tension, marquées par des manifestations récentes contre la vie chère qui ont secoué le pays. Des experts estiment que l’organisation de tels hommages vise à renforcer l’unité nationale face aux défis internes. Selon Ali-Akbar Pourjamshidian, un responsable de l’organisation des obsèques, cela vise à unir les diverses composantes politiques, sociales et religieuses autour de la figure du guide suprême.
Températures caniculaires
La coalition de forces en présence, dont les victimes du bombardement tragique qui a mis fin à la vie de Khamenei, pèse également sur l'ampleur des obsèques. Pour ces funérailles, les autorités attendent une participation massive, entraînant des restrictions sévères à la circulation. La capitale sera presque totalement bouclée durant cette période, ce qui provoque déjà des embouteillages à l’approche des festivités.
La télévision d’État multiplie les documentaires sur la vie de Khamenei, tout en mettant en garde contre les fortes chaleurs de juillet pendant la cérémonie. Le cortège funèbre passera également par des lieux saints en Irak avant d'atteindre sa dernière demeure. Le fils de Khamenei, Mojtaba, a pris la succession de son père sans être encore visible en public.







