Édouard Geffray a souligné que le terme 'régime de Vichy'' ne doit pas être modifié dans les programmes scolaires en réponse aux préoccupations du maire, Frédéric Aguilera. Ce dernier a demandé que la terminologie reflète 'l'État français' plutôt que le terme injustement chargé de connotations.
"Le régime de Vichy est qualifié comme tel par les historiens, y compris le général de Gaulle, lors de cette période. Il s'agit d'un consensus historiographique établi", a affirmé Édouard Geffray lors de la séance au Palais Bourbon.
Le ministre a expliqué que la terminologie historique adoptée pour décrire le régime de Pétain, qui a dirigé la France de 1940 à 1944 depuis Vichy, fait partie intégrante des programmes éducatifs et ne saurait être altérée par la seule volonté politique locale.
Frédéric Aguilera a réagi vigoureusement en évoquant, dans une lettre ouverte, la nécessité d'éduquer les élèves sur l'appellation appropriée, expliquant que la neutralité de l'histoire nécessite des termes précis et justes.
Un choix politique pour le maire de Vichy
Aguilera a déclaré : "Ce terme n'est pas qu'un simple détail administratif ; c'est une déclaration politique. Le régime de Pétain a sciemment abandonné le nom de République française pour afficher sa rupture avec les valeurs républicaines établies".
En tant que maire depuis 2014, Aguilera veille à ce que le nom de sa ville ne soit jamais associé au régime de Vichy et exprime régulièrement ses préoccupations sur les réseaux sociaux.
Devant l'Assemblée, Geffray a aussi rappelé qu'il est courant d'associer des lieux à des événements marquants de l'histoire. "Prenons l'exemple de Verdun ou Dunkerque, ces lieux sont toujours liés à leurs histoires respectives sans que leur essence soit perdue", a-t-il souligné.
Des références historiques dans le débat
"Il est évident que le terme 'régime de Vichy', bien qu'il évoque une trahison nationale, ne définit pas seulement la ville de Vichy, mais représente une période complexe de notre histoire", a-t-il conclu, soulignant que cette dénomination fait partie des conventions historiques établies, comme celles liées aux lois de Nuremberg ou aux accords de Munich.







