Les récentes frictions entre les États-Unis et l'Iran ont conduit à une pause inespérée dans les hostilités, un haut responsable américain a annoncé, ce lundi, que les deux nations allaient suspendre leurs attaques « pour le moment ». Cette décision survient après une série de frappes qui ont ravivé les craintes d'une reprise du conflit. Les navires navigueront désormais librement dans le détroit d'Ormuz, selon la même source.
Un week-end marqué par des frappes
Le week-end dernier a été particulièrement tendu avec deux navires attaqués par des projectiles dont les États-Unis attribuent la responsabilité à Téhéran. En réponse, l'armée américaine a intensifié ses opérations militaires en bombardant plusieurs cibles pendant deux jours consécutifs. L'Iran a réagi en lançant des drones et des missiles vers le Koweït et Bahreïn, sans faire de blessés, mais la situation est restée précaire.
Ces nouvelles hostilités ont suscité des réactions vives, notamment celle de l'ancien président Donald Trump, qui a exprimé via sa plateforme Truth Social que l'Iran « cessera d'exister » si les tensions dégénèrent en guerre. « L'Iran a encore une fois violé l'accord de cessez-le-feu », a-ton lu dans son post.
À l'horizon : des discussions cruciaux prévues
Les discussions techniques entre les deux parties sont censées se poursuivre à la suite de la signature d'un protocole d'accord le 17 juin dernier. Selon le média américain Axios, une rencontre est envisagée au Qatar dès demain, mais aucune confirmation officielle n’a encore été donnée.
Dans le détroit d'Ormuz, qui reste stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures, l'Iran a limité le passage aux navires et menace de réagir fermement contre ceux qui ne respectent pas ses règles. De plus, la récente ouverture par l'État d'Oman d'une voie de navigation alternative a été mal accueillie par Téhéran, qui considère cela comme une ingérence.
Le chef de la diplomatie iranienne a réaffirmé, dimanche, que seuls l'Iran et ses autorités sont responsables de la gestion de ce passage par lequel passent environ 20 % du commerce mondial en hydrocarbures. Ces tensions continuelles sur l'approvisionnement en pétrole ont entrainé une baisse des prix, mais cette situation est-elle vraiment durable ?







