Deux tiers de la France restent, vendredi 26 juin, affectés par une canicule d’une ampleur exceptionnelle à l’échelle européenne, mais plusieurs départements commencent à sortir du niveau d’alerte maximale et une diminution progressive des températures se profile.
Vendredi 26 juin, la canicule touche 61 départements en vigilance rouge. Cependant, Météo-France annonce qu'à 22 heures, onze de ces départements passeront en vigilance orange, suivis de treize autres, rétrogradés samedi à 6 heures. « L'air le plus chaud se déplace progressivement vers l'est du pays, tandis qu'un air plus frais arrive par l'ouest et le nord-ouest », précise Météo-France.
Le préfet de police de Paris a indiqué que certains événements festifs programmés ce week-end, comme la Marche des fiertés prévue samedi, pourraient être annulés en raison d'une saturation du système hospitalier. D’ailleurs, une Marche des fiertés à Lyon a déjà été reportée à septembre, et les événements « We run » à Paris ont été annulés.
Plus de 850 000 collégiens se verront également affectés. Les épreuves du brevet de vendredi matin, y compris le français, seront maintenues, mais le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, a assuré qu'ils pourront « à tout moment, au cours de l’épreuve, se rafraîchir avec de l’eau distribuée ».
Sur un plan national, Emmanuel Macron a indiqué que « beaucoup a été accompli » dans la lutte contre le réchauffement climatique, mais qu' « on ne peut pas s’adapter à un pic » de chaleur aussi extrême, « sans précédent dans notre histoire ».
Ce phénomène climatique dépasse les frontières de l'Hexagone où au moins 101 millions d’Européens ont également souffert de températures dépassant les 35°C. Des records de chaleur ont été enregistrés au Royaume-Uni et en Suisse, où le service ambulancier britannique a fait face à un nombre d'interventions pour urgences vitales exceptionnel.
« Mauvaises retombées côté santé »
Les impacts sanitaires commencent à se confirmer: on dénombre au moins 212 décès en Espagne, attribués à cette canicule, contre 98 durant la même période en 2025, selon l’Institut de santé Carlos III de Madrid. Le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, a souligné une « mortalité en hausse », sans donner de chiffres précis, alors que la température a franchi les 40°C pour la quatrième fois en 150 ans dans la capitale.
Les infrastructures souffrent également : 50 000 foyers, notamment dans les Yvelines et le Hauts-de-Seine, ont subi des coupures d’électricité, comme l'indique Enedis, qui a activé son équipe d’interventions rapides.
Des entreprises peinent à maintenir leur production, comme le fabricant de cocottes en fonte Le Creuset, qui a suspendu ses activités du mercredi après-midi jusqu'à lundi.
Ces vagues de chaleur de plus en plus fréquentes sont un signe indiscutable des changements climatiques, majoritairement causés par l'exploitation de combustibles fossiles. « Nous vivrons inévitablement de nouveaux épisodes similaires à ceux que nous venons de traverser », a prévenu Jim Skea, président du GIEC, groupe d’experts sur le climat de l'ONU.
Ce constat alarmant dépend de la hausse de température dans certaines régions, dépassant même les prévisions des scientifiques.







