Le premier ministre va réunir, ce mardi matin, les ministres concernés par la protection de l’enfance pour décider de nouvelles mesures afin de répondre à la mort de Lyhanna, 11 ans, qui suscite une immense émotion dans le pays.
Au lendemain de manifestations à travers le pays en hommage à Lyhanna, Sébastien Lecornu doit se réunir, ce mardi 9 juin à 10h, avec les ministres de l’Intérieur, de la Justice, de la Santé, de l’Éducation nationale et de l’Égalité. L’objectif : prendre des décisions concrètes suite à la tragique mort de cette collégienne.
Dans une lettre rendue publique par Matignon, le chef du gouvernement exprime sa volonté d’ajouter « dès maintenant plusieurs mesures au projet de loi » sur la protection de l'enfance, déjà présenté en conseil des ministres. Le texte, qui sera soumis au Parlement en juillet, prévoit notamment « l’aggravation des peines pour viols en série, la révision des règles de prescription, et la nécessité de tenir informées les victimes ».
Les ministres devront donc se prononcer sur un ensemble de mesures, qui pourraient entrer en vigueur par voie réglementaire. À ce sujet, Sébastien Lecornu a précisé que certaines dispositions seraient intégrées lors d'une saisine rectificative du Conseil d’État.
Des initiatives transpartisanes pour lutter contre les violences sexuelles
Le premier ministre appelle également à soumettre rapidement une proposition de loi transpartisane visant à lutter de manière intégrale contre les violences sexistes et sexuelles. Matignon reconnaît que « ces mesures n'auraient probablement pas pu éviter le drame de la petite Lyhanna », mais souligne leur nécessité face à l'urgence. La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a également appelé à prioriser l’inscription de ce projet à l'ordre du jour.
Pour 2027, le gouvernement promet que les financements destinés à la lutte contre les violences envers les femmes et les enfants seront maintenus, avec une attention encore plus soutenue à cette problématique.
Sanctions potentielles dans l’enquête administrative
Sébastien Lecornu a mentionné que les résultats de l’enquête administrative pourraient mener à des sanctions « disciplinaires si nécessaire ». Toutefois, il tient à rappeler que « cette recherche de responsabilités ne doit pas nuire à l’engagement de ceux qui œuvrent chaque jour contre ces violences », faisant écho à l’effort considérable des enquêteurs et des magistrats.
Cette affaire a également conduit le ministère de la Justice à porter plainte suite à des menaces à l'encontre de la procureure d’Auch, critiquée pour des manquements dans le dossier de Lyhanna.







