Sophia Chikirou, députée de La France insoumise, a été acquittée le 8 juin 2026 par le tribunal correctionnel de Paris des accusations de tentative d'escroquerie liée à un média qu'elle avait cofondé. En revanche, elle a été condamnée pour vol.
Le tribunal a relaxé Sophia Chikirou des accusations la visant pour une tentative de virement de 67 146 euros, associée au Média, qu'elle ne gérait plus au moment des faits. Cependant, elle a été condamnée à une amende de 8 000 euros, dont 4 000 euros avec sursis, pour avoir pris deux formules de chèque dans les locaux de ce même média.
Cette affaire à rebondissements, qui a terni sa campagne pour la mairie de Paris, a été marquée par un contexte que Chikirou juge strictement politique. Elle n’a pas manqué de dénoncer les circonstances entourant son procès, ayant obtenu moins de 8 % des voix au second tour des élections municipales.
Le contexte judiciaire de l'affaire
Lors de ce procès, de nombreux échanges de SMS et des débats sur des conflits internes au sein du Média ont émergé, révélant des tensions entre les cofondateurs. Sophia Chikirou a été évincée de ses fonctions de présidente en 2018, et les circonstances de cette éviction ont été scrutées de près.
Le tribunal a noté que Chikirou n’était pas en mesure de savoir qu'elle avait été déchue de ses fonctions lors de ses démarches bancaires, accentuant ainsi les doutes sur la tentative d'escroquerie qui lui était reprochée.
Des conséquences politiques
Le procès a déclenché une onde de choc qui a renforcé le caractère polémique de la situation. Chikirou a déclaré ne pas comprendre pourquoi cette affaire a ressurgi alors qu'un protocole d'accord avait été établi pour clore les démarches légales en 2018. Elle a exprimé sa frustration face à cela, citant son statut de candidate aux municipales de Paris comme un élément aggravant.
Alors que la justice a statué, le regard se tourne désormais vers les implications de cette décision sur la carrière politique de Sophia Chikirou, dans un environnement déjà difficile. Les experts s'interrogent sur la manière dont cette affaire pourrait influencer la perception du public envers la France insoumise.
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