Les tensions au Moyen-Orient atteignent un nouveau seuil. Dans la nuit du 27 au 28 mai, les forces américaines ont abattu quatre drones iraniens, alors qu'elles ciblaient également une installation terrestre dans le sud de l'Iran. Selon un responsable militaire américain s'exprimant sous couvert d'anonymat, ces drones représentaient une "menace" aux abords du détroit d'Ormuz, un passage stratégique pour le commerce maritime.
Les États-Unis ont précisé que ces actions militaires visaient à contrer une menace immédiate, en s'attaquant à une station de contrôle à Bandar Abbas, capable de lancer un cinquième drone. Ces frappes ont été présentées comme "mesurées" et "défensives", visant à préserver un cessez-le-feu déjà fragile.
En réponse, Téhéran a confirmé avoir ciblé une base militaire américaine, sans préciser son emplacement exact. Les médias iraniens ont rapporté des explosions près de Bandar Abbas, avec mention de missiles et drones attaquant également le territoire koweïtien. Ces événements représentent l'une des violations les plus graves de la trêve instaurée début avril après un mois de frappes israélo-américaines ayant causé de lourdes pertes.
Les déclarations de Téhéran et les préoccupations internationales
La télévision d'État iranienne a rapporté que des tirs de semonce avaient été effectués contre quatre navires tentant de franchir le détroit, soulignant une montée des tensions maritimes. La situation est d'autant plus compliquée par des déclarations de personnalités influentes, comme Donald Trump, qui a affirmé : "Nous devrons finir le travail" si des négociations ne donnent pas de résultats. Cela reflète les doutes persistants quant à la volonté réelle de Téhéran de parvenir à un accord durable.
Les rumeurs entourant les négociations de paix ont également été démenties par la Maison-Blanche, qui a qualifié de "totalement inventé" le projet d'accord-cadre discuté à Téhéran. Selon les sources, un tel protocole impliquerait une levée des sanctions sur les infrastructures portuaires en échange de la promesse de Téhéran de rétablir une libre circulation dans le détroit d'Ormuz, par où transite environ 20 % du pétrole mondial.
Récemment, le Trésor américain a imposé de nouvelles sanctions contre l'Autorité iranienne du golfe Persique, une entité récemment créée pour gérer les taxes de transit maritime. De plus, Téhéran réclame le dégel de 24 milliards de dollars de fonds déployés à l'international, suggérant que la moitié de cette somme soit mise à disposition dès l'annonce d'un protocole d'accord.







