Questions sur la certification bio
Philippe Thomazo, directeur d'Ecocert, éclaire sur les enjeux de la certification bio. Depuis plus de 30 ans, Ecocert, basé dans le Gers, accompagne aussi bien les acteurs publics que privés dans leur transition écologique, touchant divers secteurs comme l'agriculture, l'agroalimentaire, les cosmétiques et le textile.
Une jungle de labels, mais des contrôles présents
"C'est un peu la jungle", admet Thomazo concernant la diversité des labels bio. Cependant, il assure que les contrôles sont très stricts. "Nous sommes surveillés par des agences gouvernementales, et nous effectuons une série de vérifications annuelles pour garantir la qualité depuis la production jusqu'à la consommation", précise-t-il. Cette approche garantit qu'à chaque étape, le respect des normes est de mise.
Coûts de certification
La certification n'est pas gratuite, mais Thomazo clarifie que le coût, en moyenne 400 euros par an par ferme, reste abordable. "Nous suivons une réglementation européenne, ce qui assure une certaine équité et transparence dans la procédure de certification."", mentionne-t-il.
Impact de l'inflation sur le bio
Bien que le secteur bio ait été touché par une baisse des achats due à l'inflation, il continue de croître, bien que plus lentement. Les chiffres récents montrent que malgré cette stagnation, la résilience du secteur est encourageante.
"Le bio est un secteur qui, malgré les défis économiques, a su maintenir une base loyale de consommateurs", explique Thomazo.
Marges des supermarchés : une problématique plus vaste
Au sujet des marges élevées imposées par les distributeurs, évaluées à 80% de plus sur les produits bio, Thomazo souligne qu'il ne faut pas uniquement blâmer le secteur du bio. "Les marges appliquées par les supermarchés relèvent d'une question complexe, qui dépasse le cadre du bio. Nous, en tant qu'organisme de certification, nous nous concentrons sur la qualité et le respect des normes", ajoute-t-il.
Il souligne également que la production bio implique souvent un rendement légèrement inférieur, du fait des méthodes agricoles durables et sans pesticides. Ces pratiques éthiques se traduisent par un coût plus élevé, mais garantissent une qualité supérieure et respectueuse de l'environnement.







