Le temps d’un service, le 27 mai 2026, le chef étoilé toulousain a investi les cuisines du restaurant Les Archives, à Poitiers. Un dîner à quatre mains pour cent couverts, qui devrait connaître une seconde édition à l’automne prochain.
La chaleur étouffante qui règne à Poitiers se fait bien ressentir derrière les fourneaux du restaurant Les Archives, ce mercredi 27 mai 2026. « Chaud, chaud ! » s'exclame Rémy Agostini, sous-chef local, alors qu’il sort des volailles grillées. Bien qu’habitué aux services intenses, ce moment est empreint d'« un petit stress en plus ». Pendant cette soirée exceptionnelle, Stanislas Simonet, chef exécutif du lieu, collabore avec le célèbre chef étoilé Michel Sarran, ancien juré de Top Chef.
« C’est un peu comme une symphonie… ou un match de rugby »
Réuni en brigade, l'équipe de Poitiers s'efforce de réaliser la partition concoctée par Sarran. « Je peux me vanter d'avoir travaillé en gastronomique, mais jamais en étoilé. C'est une première pour moi, » confie un Rémy Agostini tout en luisant de concentration. « D'habitude, nous maîtrisons nos recettes. Cette fois, c'est Michel qui donne le tempo. »
Michel Sarran lui-même compare cette expérience à une « symphonie ou un match de rugby », affirmant que quand on joue à l'extérieur, les challenges sont d’autant plus redoutables. Son choix de participer à cet événement avec Stanislas Simonet témoigne d'une belle complicité.
Avant d’ouvrir ses propres établissements, Simonet a passé six ans sous la houlette de Sarran, en tant que chef pâtissier. « C’est quelqu'un de très sérieux et appliqué,» témoigne-t-il. C'est donc un retour significatif pour Sarran, qui apporte un peu de son Sud-Ouest dans les cuisines poitevines.
Après un amuse-bouche de « cassou’light », les convives ont eu le choix entre homard bleu à la verveine ou volaille du Gers, un « clin d'œil à ma maman ». Les desserts, concoctés par Simonet, incluaient une tarte fine aux fraises et des pruneaux en sucre soufflé.
Une réédition à l’automne
Didier Le Tadic, responsable de salle, souligne le défi particulier de cette soirée : « Nous servons six plats, alors qu’en général, nous ne dépassons pas trois. » Pour assurer le service, quatorze serveurs se sont mobilisés, en lieu et place des cinq habituels. Les tarifs étaient élevés, 195€ hors boissons, et 255€ avec vin de sélection, mais malgré cela, les places se sont écoulées en un clin d'œil lors de la mise en vente.
Pour les passionnés qui n'ont pas pu réserver, une nouvelle édition est déjà prévue pour l'automne. Stanislas Simonet, en quête de pérenniser ce concept unique dans le département, a l'intention d'organiser deux soirées étoilées par an. Son prochain invité ? Un « chef azuréen » dont le nom sera annoncé prochainement.







