Un foyer d’hantavirus a plongé le MV Hondius, un navire de croisière d'Oceanwide Expeditions, dans une situation délicate alors qu'il navigue près du Cap-Vert. Ce lundi 4 mai, trois décès tragiques sont survenus à bord, impliquant un couple néerlandais et un Allemand, tandis qu'un passager britannique est le seul cas confirmé d'infection, évacué vers l'Afrique du Sud pour traitement.
Les autorités sanitaires, en collaboration avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS), ont intensifié les mesures de sécurité à bord du navire, demandant aux passagers de rester confinés dans leurs cabines pour limiter les risques de contagion. "Nous prenons des mesures de désinfection tout en surveillant la santé des passagers et de l'équipage," a déclaré Maria Van Kerkhove, directrice intermédiaire de l'OMS.
Les délais d'évacuation inquiètent les passagers
Les autorités cap-verdiennes, en partenariat avec les gouvernements européen et l’OMS, s'affairent à préparer une évacuation médicale pour traiter les cas affectés. "Nous discutons des possibilités d'évacuation pour aider les malades," ajoute-t-elle. Le ministère néerlandais des Affaires étrangères est également impliqué dans ces négociations.
Des témoignages sous haute tension
Pour les passagers, l'incertitude est palpable. Jake Rosmarin, l’un d’eux, a exprimé son désespoir : "Tout ce que nous voulons, c'est rentrer chez nous et se sentir en sécurité, mais l'attente est très difficile." Les îles Canaries sont envisagées pour un débarquement rapide, provisoirement calqué sur des protocoles de sécurité stricts.
L'OMS, cependant, reste optimiste concernant la situation. Hans Kluge, directeur de l'OMS Europe, a déclaré : "Il n'y a pas lieu de céder à la panique, les risques de transmission interhumaine sont très limités." Alors que les circonstances entourant les décès restent sous enquête, les passagers et leurs familles espèrent des nouvelles rassurantes et une issue favorable à cette situation complexe.







