La mère d’Audrey Cavalié, tragiquement tuée fin mars au Portugal, exige que l'affaire impliquant son ex-conjoint, Cédric Prizzon, soit jugée en France. Son avocat, Fabien Arakélian, a confirmé à l’AFP que des démarches étaient en cours pour obtenir un mandat d’arrêt européen contre l’ancien policier de 42 ans, soupçonné d’avoir assassiné Audrey ainsi que sa nouvelle compagne, Angela Legobien.
"Bien que les faits aient eu lieu au Portugal, les victimes étaient de nationalité française, tout comme l’auteur présumé. Mon client estime qu'il est absolument légitime que cette affaire soit traitée par la justice française", a déclaré Me Arakélian. Pour lui, c'est une question de "bon sens juridique".
Des corps retrouvés dans un cadre dramatique
Cédric Prizzon, actuellement en détention provisoire au Portugal, est accusé d'avoir tué fin mars Audrey Cavalié, mère de leur fils de 12 ans, ainsi que sa compagne Angela Legobien, mère d’une fillette de 18 mois. Les deux femmes auraient été asphyxiées, selon les résultats de l'autopsie, une information confirmée par des sources policières portugaises.
Leurs corps ont été découverts enterrés dans un endroit isolé du district de Bragança, au nord du Portugal, à environ 100 km de l'endroit où Prizzon a été arrêté lors d’un contrôle routier. Les enfants de Cédric ont depuis été rapatriés en France, tout comme le corps d’Audrey, retourné selon les dires de l'avocat "jeudi dernier".
Une enquête judiciaire en France
"Aujourd’hui, je n'ai aucune autre information sur l'avancée des procédures au Portugal, hormis la détention de Cédric Prizzon", a ajouté l’avocat, exprimant le souhait de voir les choses se décanter rapidement. Il requiert un transfert vers la France via un mandat d’arrêt européen.
Le parquet de Montpellier, où une information judiciaire a été ouverte, n’a pas encore réagi à cette demande. L'Union nationale des familles de féminicides (UNFF), en partenariat avec Me Arakélian, a également affirmé que cette affaire met en lumière "les défaillances des institutions face aux violences masculines, particulièrement celles enracinées dans la mouvance masculiniste".
En conclusion, l'UNFF a souligné que "Cédric Prizzon présente un profil multirécidiviste en matière de violences et de harcèlement, accumulant de nombreux signaux d'alerte depuis plusieurs années". Ils demandent ainsi à l'État français d'être "exemplaire dans le suivi judiciaire de ce dossier", tout en interpellant le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, sur les mesures à prendre pour assurer l’extradition rapide de Prizzon.







