Lundi 20 avril, la jeune militante écoféministe colombienne, Yuvelis Natalia Morales Blanco, a été récompensée par le prestigieux prix Goldman, souvent décrit comme le « Nobel de l’environnement ». À seulement 25 ans, Yuvelis a su mobiliser la population contre des projets pétroliers menaçant l'écosystème du fleuve Magdalena, le principal cours d'eau de Colombie. Son slogan, « Non à la fracturation hydraulique », a résonné au-delà de son village natal de Puerto Wilches, situé près de la plus grande raffinerie de la nation.
Son engagement n’a pas été sans risque. En 2024, près de 150 défenseurs de l’environnement ont perdu la vie en Colombie en raison de leur activisme, mais cela n'a pas découragé Yuvelis. « Je suis fière de ce prix, car il marque le début de la fin de l’ère des énergies fossiles », a-t-elle déclaré lors de la remise de son prix. Elle continue d’affirmer avec force que « nous devons vivre sur nos territoires et ne jamais les abandonner ». Des organisations comme France Nature Environnement saluent son courage et son engagement pour préserver la biodiversité.
Les réflexions de Yuvelis retentissent également au sein des communautés internationales. Selon un rapport de l’ONG Global Witness, la Colombie est l’un des pays les plus dangereux pour les défenseurs de l'environnement. En dépit des menaces qui pèsent sur elle, Yuvelis s’illustre comme un symbole de résistance et de résilience. Des experts, comme Claire Tache, anthropologue et militante, ont noté que « les voix de jeunes femmes comme Yuvelis sont cruciales dans la lutte pour un avenir durable ». Son parcours et son action rappellent que la lutte pour la planète et pour les droits humains sont indissociables.







