Deux détonations ont eu lieu lundi près d'un commissariat à Blida, à environ quarante kilomètres d'Alger. Bien que les autorités algériennes se soient tues sur ces événements, une source occidentale affirme qu'il s'agit d'attentats-suicides.
Lundi 13 avril, l'Algérie a été frappée par au moins deux explosions, coïncidant avec la visite en cours du pape Léon XIV. Selon des sources proches du dossier, les explosions étaient dues à un double attentat-suicide à Blida, bien que les autorités n'aient pas encore confirmé cette information. Voici ce que l'on sait jusqu'à présent.
Des images troublantes
Des vidéos largement diffusées sur les réseaux sociaux et validées par l'AFP montrent deux corps mutilés retrouvés au sol, non loin du commissariat. Les images révèlent une scène macabre où des passants tentent de recouvrir les dépouilles sous une légère pluie.
Un témoin a déclaré : « Il était presque 13 heures. J'étais à moins de 200 mètres de là quand j'ai entendu la première explosion, suivie d'une seconde », rapportant ses propos à Jeune Afrique.
Des témoignages accablants
« De façon indiscutable, il est confirmé par des témoins qu'il s'agissait d'incidents de sécurité à caractère terroriste », a révélé une source à l'AFP. Cette même source a précisé que « deux kamikazes se sont fait exploser ». Pour l'instant, le bilan reste incertain, bien que plusieurs blessures aient été signalées.
Selon des informations relayées par Le Monde et Marianne, un policier, en service devant le commissariat, a repéré les kamikazes avant qu'ils n'atteignent leur cible, ce qui aurait évité un bilan plus lourd.
Un possible troisième incident a également été évoqué près du stade de Blida, bien qu'il n'ait pas été confirmé à ce jour.
Une réponse officielle attendue
À ce stade, les médias locaux et les autorités algériennes n'ont pas encore publié d'informations officielles sur les attaques. Mardi matin, l'Union africaine a publié un communiqué condamnant avec véhémence le double attentat du 13 avril, bien que le texte ait rapidement été retiré, selon Nuur Mohamud Sheekh, porte-parole de la Commission de l'UA, qui a précisé que « cette information n'a pas été corroborée par des sources officielles ».
Un lien avec la visite papale ?
Les explosions ont eu lieu peu après l'arrivée à Alger du pape Léon XIV, bien qu'aucun lien n'ait été formellement établi. Cependant, une source de diplomatie française a affirmé au Monde qu'il s'agissait d'une réaction aux récentes visites du pape, qualifiant ces actes de punition envers l'Algérie pour avoir accueilli « le chef des mécréants ».
Le pape a lancé un appel lors de son séjour en Algérie, exhortant les autorités à ne pas craindre une participation active de la population dans la vie politique et économique et à encourager des « sociétés civiles vivantes et libres ».
La prochaine étape de sa visite est attendue à Annaba, ancienne Hippone, où il célébrera une messe au sein de la basilique surplombant la ville, une ville historiquement chère à Saint-Augustin.







