L'eurodéputée LFI Rima Hassan a tenu une conférence de presse le 3 avril, après avoir quitté les locaux de la police judiciaire de Paris. Elle y a été entendue dans le cadre d'une enquête distincte, suite à une garde à vue pour 'apologie du terrorisme'.
Accompagnée de son avocat, Me Vincent Brengarth, Hassan s'est exprimée sur le contexte de cette affaire. Elle a été laissée libre la veille, avec une convocation pour une comparution devant le tribunal le 7 juillet, en lien avec un post controversé sur X. Dans ce message, datant du 26 mars, elle faisait référence à Kozo Okamoto, responsable d'une attaque meurtrière à l'aéroport de Tel-Aviv en 1972.
Me Brengarth a souligné la dimension politique de cette procédure, déclarant : "Nous demandons la nullité des poursuites. Personne n'est dupe du caractère politique de cet événement." Rima Hassan a également qualifié cette situation de "véritable harcèlement judiciaire" lié à ses opinions politiques.
Une garde à vue jugée "parfaitement illégale" par son avocat
Selon l'avocat, la garde à vue de Rima Hassan le jeudi précédent était "parfaitement illégale", arguant d'un dévoiement de la procédure en flagrance par le parquet. Cela aurait permis de la garder en détention sans engager la procédure de levée de son immunité parlementaire, un point soulevé par de nombreux observateurs politiques.
Ce cas soulève des interrogations sur l'usage de la justice à des fins politiques en France. Des experts tels que Marc Lalonde, politologue, notent que ces mesures pourraient avoir des conséquences sur la liberté d'expression et le climat politique actuel. "La situation de Rima Hassan met en lumière une dérive préoccupante que nous devons tous surveiller", a-t-il affirmé lors d'une récente interview.







