À Toulouse, les forces de l'ordre ont mis à jour un réseau de trafic de drogue orchestré par un jeune homme de 22 ans, actuellement incarcéré. Informé grâce à une application cryptée, il a réussi à maintenir le contrôle sur ses activités criminelles depuis sa cellule.
Ce trafic sophistiqué, qui utilisait des « drives » pour la livraison de produits illicites comme l'héroïne et la cocaïne, a été démantelé par la brigade des stupéfiants de la Haute-Garonne. Ce coup de filet a entraîné l'arrestation de 13 personnes et a permis la saisie de plusieurs milliers de grammes de drogue.
Des opérations hissant le nombre d'interpellations
Les investigations ont débuté au printemps 2025, lorsqu'une cellule de la police a identifié cette organisation. Le principal suspect, déjà condamné pour des crimes graves, ne s'est pas laissé freiner par son statut de détenu. En utilisant des comptes Telegram, il a coordonné la logistique de l'opération, s’appuyant sur des complices à l'extérieur, dont sa partenaire.
Des perquisitions fructueuses et des interpellations
Durant l’opération des 13 et 14 janvier, la police a procédé à des perquisitions dans plusieurs lieux à Toulouse, Beauzelle et Castanet-Tolosan. Au cours de ces perquisitions, les agents ont saisi un impressionnant arsenal de drogues : plus de 2,1 kg d'héroïne, 1 kg de produit de coupe, ainsi qu'une somme importante d'argent et deux armes à feu.
Des suspects devant la justice
Parmi les personnes arrêtées, plusieurs étaient des consommateurs réguliers, et cinq d'entre eux, y compris un mineur, vont faire face à la justice. D'autres suspects, dont le principal coauteur, ont été placés en détention provisoire après leur présentation devant un juge d'instruction. Le parquet a annoncé que tous encourent des peines pouvant atteindre 10 ans de prison.
Selon des experts en criminologie, cette affaire illustre la résilience et l'ingéniosité de réseaux de trafic de drogue, même en milieu carcéral. Comme l’a souligné le criminologue Jean-Pierre Dubois, « les nouvelles technologies facilitent la communication et la coordination des activités illicites, rendant leur démantèlement encore plus complexe ».







