Dans un tournant surprenant de l'affaire qui divise l'opinion publique, Cédric Jubillar, récemment condamné à 30 ans de réclusion pour le meurtre de sa femme Delphine, a choisi de changer d'avocat. Son nouveau défenseur, Pierre Debuisson, est un expert reconnu dans les actions collectives, et il a pour mission de réévaluer l'ensemble de la stratégie de défense lors du procès en appel prévu.
« Je vais examiner minutieusement le dossier afin de m'assurer que toutes les procédures ont été suivies correctement », a déclaré Debuisson, sans toutefois entrer dans les détails concernant sa future ligne de défense. Ce changement intervient après une représentation juridique de plus de deux ans par Emmanuelle Franck et Alexandre Martin, qui ont défendu Jubillar lors de son procès aux assises d'Albi. L'ancien avocat, Jean-Baptiste Alary, s'était précédemment retiré pour des raisons de santé.
Jubillar, un peintre plaquiste de 38 ans, continue de clamer son innocence, plaidant qu'il n'est pas responsable de la disparition de son épouse, dont le corps reste introuvable. Selon Le Monde, l'affaire Jubillar est l'une des plus médiatisées de ces dernières années en France, attirant l'attention des médias et du public. La décision de Jubillar de changer d’avocat soulève la question de l’efficacité de sa défense initiale, mais également des défis que cela représente en termes de stratégie judiciaire.
Pour beaucoup, le procès en appel est l'occasion de porter un nouveau regard sur les témoignages et les preuves présentées initialement. Des experts judiciaires suggèrent que la montée en compétence de sa défense pourrait influencer le verdict final. L'évolution du dossier sera donc surveillée de près par les observateurs. Ce changement intervient également dans un contexte où la justice face aux faits divers est de plus en plus sous les projecteurs.
Enfin, le 1er décembre, Jubillar a été déchu de son autorité parentale, une décision qui a été jugée logique par ses anciens avocats, en invoquant l'impact de cette affaire sur ses enfants. Cette dimension humaine de l'affaire est souvent oubliée dans le tumulte médiatique qui l'entoure.







