Cinq individus lourdement armés, dont quatre de nationalité colombienne, ont été arrêtés dans la nuit du 18 au 19 janvier près de la gare de Perrache à Lyon. Les autorités croient que ce groupe préparait un règlement de comptes, une action directement liée au narcotrafic qui sévit dans le quartier de La Duchère.
Une opération policière, selon les informations rapportées par Valeurs Actuelles, aurait permis d'éviter un bain de sang dans la ville. Ce groupe a été intercepté au moment où il semblait prêt à agir, un contexte marqué par une guerre pour le contrôle des points de deal dans l’ouest lyonnais, comme l'indique un rapport d'Actu.fr.
Les suspects, âgés de 25 à 30 ans, ont été capturés alors qu’ils circulaient à bord d’un véhicule volé. Un cinquième membre a été retrouvé caché dans un appartement à proximité. Des perquisitions ont abouti à la saisie d’armes, renforçant les soupçons d'une imminente action criminelle.
Les enquêteurs, en s’appuyant sur les découvertes, décrivent ces individus comme des "mercenaires" ou "tueurs à gage", une tendance croissante dans les règlements de comptes narcotrafiquants en France. Tous ont été placés sous contrôle judiciaire, permettant aux autorités de continuer leurs investigations sur la nature exacte de leur projet.
Une opération orchestrée depuis la Colombie
L’arrestation de ce groupe est associée à Karim Ben Addi, alias « Fiston », une figure du banditisme lyonnais actuellement incarcérée en Colombie. Soupçonné de diriger des activités criminelles depuis sa détention, il se défend en arguant qu’il ne dirige plus rien. Selon certaines sources, il aurait néanmoins externalisé des missions d'exécution en France pour maintenir son emprise sur le réseau de narcotrafic.
Ces arrestations s’accompagnent d’un contexte de tensions extrêmes à La Duchère, où des conflits pour le contrôle de points de deal ont récemment conduit à des fusillades et des attaques mortelles. Les habitants de ce quartier vivent dans une atmosphère d’insécurité, régulièrement perturbée par des épisodes de violence, qui sont devenus monnaie courante.







