Vendredi, Gérald Darmanin a exprimé sa colère concernant les défaillances du système judiciaire dans l'affaire de Lyhanna, une fillette de 11 ans tragiquement disparue. Selon lui, cette situation représente un "immense échec" dans le suivi du suspect, déjà impliqué dans multiples violations avant la mort de la jeune fille.
Le corps de Lyhanna a été identifié par le parquet d'Agen, confirmant ses craintes après une période d'angoisse pour sa famille. Darmanin, "au nom de la Justice, comme ministre", a adressé ses excuses à la famille de la victime, ainsi qu’aux Français, horrifiés par cette situation. "L'institution judiciaire n'a pas su protéger", a-t-il souligné, exprimant son indignation.
Des critiques ont émergé sur le suivi des plaintes déposées à l'encontre de Jérôme Barella, le principal suspect, qui, selon Darmanin, n'a jamais été entendu par les autorités malgré une plainte sérieuse déposée en août 2025 pour viols sur mineurs.
"Je suis furieux de cette situation", a-t-il affirmé sur TF1, et il a indiqué sa volonté de "tirer toutes les conséquences" de l'enquête administrative actuellement en cours.
Darmanin a également précisé que l'indépendance des magistrats ne signifie pas irresponsabilité. "Si les informations que je reçois sont confirmées, des sanctions seront envisagées", a-t-il averti. Les résultats de l'enquête sur les éventuels dysfonctionnements judiciaires devraient être dévoilés le 19 juin, comme l'a rapporté Franceinfo.
Cette tragédie soulève des questions pressantes sur la protection des enfants et la responsabilité du système judiciaire. Alors que des voix s'élèvent pour demander des réformes, la France se retrouve face à un miroir inquiétant concernant ses lois et leur application.







