Depuis 2017, Jérôme Barella est associé à diverses affaires impliquant des mineures. Ses interactions avec des adolescentes, ainsi que les signalements de comportements inappropriés, n'ont jusqu'à présent donné lieu à aucune condamnation judiciaire.
Avant de devenir le principal suspect dans la disparition de Lyhanna, Jérôme Barella a été impliqué dans au moins cinq affaires au cours des neuf dernières années.
En décembre 2017, près d'un lycée à l'Isle-Jourdain, une mère découvre que sa fille de 17 ans a une relation avec Barella, alors âgé de 32 ans. Bien que les gendarmes aient auditionné les deux parties, la relation étant jugée consentie, aucune action légale n'a été entreprise. Trois ans plus tard, en 2020, alors agent d'entretien dans un lycée de Lectoure, Barella est signalé pour avoir envoyé des messages à une lycéenne. La région Occitanie a déclaré dans un communiqué : "Il a été mis fin à son contrat en février 2021 suite à une procédure disciplinaire pour comportement inapproprié envers une élève."
Malgré son licenciement, il n'y a eu aucune saisie judiciaire, en dépit des obligations des agents publics selon l'article 40 du Code de procédure pénale. En 2022, le nom de Jérôme Barella apparaît de nouveau au tribunal de Béthune, où une plainte pour viol contre lui est déposée par les parents d'une fillette de 7 ans. Les résultats d'une expertise médicale n'ont cependant pas jugé les faits suffisamment probants, menant à un classement sans suite.
De nouveaux signalements dans le Gers
En 2025, à Montestruc-sur-Gers, une amie de la fille de Barella, âgée de 11 ans, parle d'abus présumés à sa mère. "Je n'aurais jamais imaginé qu'il puisse faire ça, c'est un père de famille comme les autres," déclarait la mère, choquée. Sa plainte, après avoir été transférée par le parquet de Toulouse, arrive enfin à celui d'Auch, et après trois mois, une enquête est confiée à la gendarmerie de Lectoure. Mais, avant même que Barella ne soit entendu, une autre accusation émerge.
En mars 2026, à Saint-Clar, une jeune fille de 11 ans, placée en aide sociale, dénonce également des attouchements de la part de Barella. Le père de l'enfant raconte : "Elle en a d'abord parlé à une amie, qui l'a encouragée à porter plainte, en lui disant que ce qu'elle avait vécu n'était pas normal."
Malgré ces alertes répétées, la plupart de ces signalements ont été enregistrés dans le fichier CASSIOPÉE de la justice, sans susciter une attention suffisante de la part des magistrats, laissant un sentiment de désespoir parmi les familles concernées.







