Au cœur des Pyrénées, la croix en bois, monument symbolique du sommet de l'Aneto, a fait un comeback remarquable après avoir été précipitée dans le vide. Son créateur, Maël Le Lagadec, un jeune paysagiste de Montauban, n’a pas laissé cet acte de vandalisme entamer sa détermination. La croix, fabriquée en noyer, avait été réinstallée avec soin à 3 404 mètres d’altitude.
Il y a dix jours, Maël avait vu son chef-d'œuvre jeter en contrebas, après avoir été hissé par ses soins en avril. C'est un duo d'alpinistes espagnols qui, face au défi, ont eu le cran de rétablir la croix à ce sommet, engageant ainsi une sorte de "guerre des croix" sur la crête des Pyrénées.
Un récit qui dépasse le simple acte de réinstallation. Maël, à seulement 18 ans, avait promis de remonter la croix autant de fois que nécessaire afin de préserver ce symbole. Dans un témoignage plein de passion, il a révélé : "Nous sommes partis de bon matin, un certain 30 mai, pour réussir cet objectif. Nous avons scellé la croix avec des rochers, certains pesant jusqu'à 80 kg." Cette détermination résume la lutte pour la préservation d'une tradition précieuse.
Des experts ont noté que ces croix, bien plus que du bois, représentent des liens culturels et spirituels forts pour de nombreux randonneurs et alpinistes. La présence de la croix contribue à l'identité de cette région, et sa destruction avait suscité un élan de soutien parmi les amateurs de nature.
Au-delà du fait divers, cette histoire est un exemple poignant de résilience face à la destruction. Le retour de la croix au sommet de l'Aneto marque un nouveau chapitre dans l'histoire des Pyrénées, un chapitre où la communauté se regroupe pour faire vivre ses valeurs et ses symboles.







