Au cours d'une visite le 21 janvier, Sébastien Martin a plaidé pour la mise en place d'une "préférence européenne" concernant les voitures électriques. Selon lui, la France se prépare à réaliser ce seuil ambitieux, avec l'adoption d'un contenu local de 75%. "Les autres continents adoptent déjà de telles mesures, et nous devons en faire autant en Europe. Cela imposera un renforcement des processus et un engagement des sous-traitants, mais je reste confiant", a-t-il ajouté.
les enjeux de la production automobile
Cette initiative se déroule alors que l’usine Renault de Lambres-lez-Douai a récemment célébré la production de sa 100 000ème Renault 5 électrique, un modèle qui connaît un grand succès commercial depuis son lancement. De leurs côtés, les principaux équipementiers français, dont Valeo et Forvia, soutiennent également cette demande, en insistant sur la nécessité d'un contenu local minimum dans toutes les motorisations.
La France maintient son soutien pour la filière électrique, en continuant d’offrir des subventions à l'achat, qu'elle a fixé à 1 milliard d'euros cette année. Malgré un contexte budgétaire contraint, le ministère a également annoncé l'augmentation possible du montant de la prime par véhicule à partir de 2026.
des transformations inévitables
Il est important de noter que cette transition vers les véhicules électriques pourrait avoir des conséquences pour certains sous-traitants des voitures thermiques. "Nous avons constaté une baisse significative des ventes de 25% par rapport à la période pré-Covid. Les productions de certains sous-traitants étaient principalement dédiées aux véhicules thermiques, qui représentent encore 80% des ventes", a-t-il précisé.
Bruxelles doit bientôt dévoiler un plan pour favoriser la production locale, prévu pour le 29 janvier. Cette initiative, qui suscite débats et controverses parmi les États membres, est en grande partie soutenue par la France mais rencontrée avec scepticisme par d'autres pays, comme l'Allemagne, craignant notamment une augmentation des coûts d'approvisionnement.
Certaines de ces discussions sont d'ores et déjà alimentées par des rapports de médias locaux, comme Le Monde, qui évoque les ramifications que ces changements peuvent engendrer sur l’existant secteur automobile.







