Alors que de nombreux foyers se tournent vers des pratiques durables, la récupération de l'eau de pluie soulève des questions essentielles, notamment sur les obligations administratives à respecter. En période de sécheresse croissante et face aux augmentations des tarifs de l'eau, ces systèmes de collecte attirent de plus en plus d'attention.
Une utilisation variée mais réglementée
L'eau de pluie, bien qu'inadaptée à la consommation humaine, peut être utilisée pour divers besoins domestiques : arroser le jardin, nettoyer les surfaces extérieures, ou même remplir des chasses d'eau. Les récupérateurs, souvent enterrés ou hors-sol, sont posés à proximité des toitures pour maximiser la collecte.
Démarches à suivre pour un raccordement intérieur
Cependant, le raccordement de ces dispositifs au réseau d'assainissement collectif exige une autorisation préalable auprès de la mairie. Cette demande assure que ces installations respectent les normes sanitaires et protègent les réserves d'eau potable. Il est crucial d’inclure dans la demande l’adresse de votre propriété et le volume estimé d’eau de pluie récupéré, et d’attendre l’approbation avant de commencer l’installation.
Les précautions à envisager
Certaines réglementations stipulent qu’un robinet pour l'eau de pluie ne peut être installé dans des endroits où l'eau potable circule, sauf dans des lieux particuliers tels que les caves. De plus, une signalétique claire indiquant "Eau non potable" doit être présente sur le système. Ces mesures visent à prévenir toute contamination croisée avec le réseau d'eau potable, garantissant ainsi la sécurité sanitaire.
Avant d’implanter un récupérateur d’eau de pluie, il est donc recommandé de consulter au préalable votre mairie pour être en conformité avec la législation en vigueur. Cela vous permettra d'éliminer les risques de mise en conformité tardive, tout en profitant sereinement des avantages d'un système de récolte d'eau.







