Les protestations des agriculteurs en France ne connaissent pas de répit, même en ce début d'année. Alors que la lutte contre la dermatose nodulaire et l'accord controversé du Mercosur continue de diviser, les agriculteurs du Sud-Ouest intensifient leurs actions sur les routes.
Actuellement, l'autoroute A64 reste particulièrement touchée, bloquée au niveau de Carbonne en Haute-Garonne. Selon Vinci Autoroute, le trafic est interrompu dans les deux sens entre les sorties Lafitte (n°26) et Carbonne (n°27). Pour contourner cet embouteillage, les automobilistes sont invités à sortir à l'échangeur 27 et à emprunter les routes D239, D73 et D241, afin de rejoindre l'A64 à l'échangeur 26. Les échangeurs Lescar (9.1), Tarbes-Est (n°13) et Pau (n°10) sont également fermés.
En parallèle, la Nationale 20, qui traverse l'Ariège, est fermée au niveau du tunnel de Foix, où des manifestants s'opposent à la circulation. Cette situation complique les trajets entre Arabaux et Foix, et les véhicules légers doivent se dévier via la RD 919 et 117. Pour les poids lourds, la déviation se fait entre les PR 33 + 554 et PR 40 + 160, rendant l'accès à cette section particulièrement problématique.
Dans le Gers, plusieurs axes sont également bouleversés, notamment la rocade (Route Départementale 1124) entre La Hurée et Saint-Cricq. Selon Info Route 32, l'accès à la rocade d’Auch est restreint, et la circulation autour de La Hurée est considérablement impactée par la présence des agriculteurs.
En Aveyron, la situation est tout aussi délicate : l'A75 est coupée entre le nord de Millau et Saint-Flour, forçant les usagers à rechercher d'autres itinéraires, comme l'A9/A7/A89 pour éviter la zone de blocage.
Dans le Tarn, la Nationale 88 a été rouverte à la circulation à l’ouest d'Albi, ce qui apporte un léger répit aux automobilistes, bien que les blocages persistent ailleurs.
Ces mobilisations témoignent de l'exaspération croissante des agriculteurs face à des politiques jugées défavorables. Des experts estiment que sans dialogue ouvert entre les représentants du secteur agricole et le gouvernement, ces tensions risquent de persister. Comme le souligne Christine Lemaitre, agricultrice à Foix, "la colère des agriculteurs est légitime et nous ne pouvons plus rester silencieux face à des décisions qui nuisent à notre activité". Alors que le gouvernement tente d'apaiser les tensions par des annonces, reste à voir si cela suffira à mettre fin à ces blocages.







