Alors que la COP 22 sur le climat s'intensifie, un aspect crucial reste souvent sous-estimé : la pollution liée à notre alimentation.
Peut-on réellement penser qu'un simple steak pourrait être à l'origine de dévastations climatiques à l'autre bout du monde ? Si la question du réchauffement climatique et de la pollution des sols est bien en tête des préoccupations, l'impact écologique de notre alimentation est souvent négligé. Le bilan carbone de nos repas quotidiens reste méconnu.
La chaîne alimentaire, de sa production (engrais et déjections animales) jusqu'à la gestion des déchets, engendre d'importantes émissions de gaz à effet de serre. En France, l'alimentation est responsable de 36 % des émissions totales, soit environ 171 millions de tonnes de CO2. Les importations alimentaires ajoutent une charge supplémentaire, la France ayant importé, en 2007, 57 millions de tonnes CO2. Malheureusement, beaucoup de consommateurs n'ont pas accès à ces données fondamentales, un point souligné par le World Food Programme lors de la COP 22, qui vise à accroître la transparence sur ce sujet.
Une étude révélatrice
Dans ce cadre, des chercheurs australiens et britanniques ont récemment mené une étude, publiée en octobre 2016 dans le Journal of Cleaner Production. Évaluant la hausse des "émissions de notre assiette", ce travail a répertorié 350 produits alimentaires pour déterminer leur empreinte carbone, du champ jusqu'au traitement des déchets.
Les aliments les plus polluants
Les résultats sont frappants : l'agneau émet 32,7 kg de CO2 par kilogramme tandis que le homard en génère 28,05 kg. Le bœuf arrive en troisième position avec 26,61 kg. De manière générale, 52 % des émissions liées à l'alimentation proviennent des viandes et des poissons. En revanche, fruits et légumes ne représentent que 15 % des émissions. Ainsi, les légumes n'émettent qu'environ 0,37 kg de CO2 par kilogramme consommé.
Peut-être devrions-nous reconsidérer notre consommation actuelle. Si le véganisme n'est pas sur votre agenda, voici quelques pistes d'action : privilégiez des portions plus petites pour réduire votre empreinte carbone, misez sur des légumineuses et des fruits secs riches en protéines végétales. Cela contribue non seulement à diminuer l'impact environnemental, mais également à prévenir des problèmes de santé comme les maladies cardiovasculaires ou l'obésité.
Initiatives pour un avenir durable
Il est crucial de prendre conscience de l'impact de nos choix alimentaires et d'opter pour des alternatives plus durables. En intégrant davantage d'aliments à faible empreinte carbone, non seulement nous protégeons notre planète, mais nous faisons également un pas important vers un mode de vie plus sain et responsable.







