Le Conseil communautaire de Val de Garonne Agglomération (VGA) a récemment statué sur l'importance de l'ouverture d'une seconde ligne de consultation au centre de santé des Médecins solidaires, située au Mas-d'Agenais. Bien que l'idée soit largement soutenue, des préoccupations financières ont émergé parmi certains élus.
« Je ne vais pas pouvoir dire aux Médecins solidaires... », exprime, avec un sentiment d’inachevé, Jacques Bilirit, le président de l'Agglo, insistant sur les désaccords apparents lors de ce vote crucial. Même si la majorité a soutenu la création de cette nouvelle consultation, dix élus se sont abstenus, évoquant des questions de financement. Comme le rapporte Sud Ouest, il est essentiel de réagir face à la désertification médicale croissante dans la région.
Mobilisation pour les soins
Le projet d'ajouter un nouvel édifice, prévu pour mars, répond à la nécessité croissante des soins médicaux dans le secteur. L'association se chargera de la rémunération des médecins, estimée à 1 000 euros par semaine, alors que le logement et les déplacements des praticiens seront également couverts.
La communauté locale jouera un rôle crucial en s'occupant des locaux, du matériel médical et des frais administratifs. Selon des sources du conseil, une enveloppe prévisionnelle avoisine 95 000 euros et la réalité des coûts est discutée intensivement.
Les coûts préoccupent
Claude Lagarde, maire de Mas-d'Agenais, a exprimé dans une lettre que les charges restées à la commune, qui s'élèvent à 38 000 euros par an, dépassent ce qu'il considère comme acceptable, compte tenu du faible pourcentage de patients ayant des liens directs avec le Mas. Laurent Capelle, en réponse à ces préoccupations, a rappelé que beaucoup de maires rêveraient d'avoir l'accès à des soins médicaux pour leur collectivité.
Ce projet de développement médical est un véritable enjeu de société, et les consultations devraient avancer pour répondre aux besoins immédiats des habitants. Avec d'autres régions confrontées à des défis similaires sur le plan de la santé, l'initiative à Mas-d'Agenais pourrait servir d'exemple à travers la France, où l'accès aux soins demeure un sujet de préoccupation majeure.







