Depuis un mois, l'autoroute A64 à Carbonne est le théâtre d'une mobilisation sans précédent de la part des agriculteurs, surnommés les Ultras de l'A64. Malgré le soutien majoritaire des habitants de la région, ces derniers expriment leur fatigue face aux désagréments causés par les déviations de circulation.
Les récentes actions de blocage, qui s'étendent sur 2,5 km de l'autoroute, ont engendré un report significatif de la circulation à travers les communes environnantes, notamment à Carbonne et Peyssies. Jean-Luc, un habitant, a remarqué une augmentation du trafic, particulièrement des poids lourds sur les routes départementales, rendant la situation de plus en plus difficile à gérer pour les résidents.
Parallèlement, Marion, une mère de famille vivant près des déviations, a partagé son ras-le-bol face au bruit incessant et à la difficulté d'accès à sa propriété. "Nous avons envie d'être un peu tranquille, ça devient usant", a-t-elle déclaré. Bien qu'elle soutienne les agriculteurs, elle souhaite un retour à la normale sur les routes.
Les agriculteurs, pour leur part, ressentent la nécessité de faire entendre leur voix. Thibaut de Vulpillieres, céréalier et membre des Ultras, a affirmé : "Nous avons de quoi tenir encore un bon moment, et nous ne prévoyons pas de lever le barrage tant que nos revendications ne sont pas satisfaites."
De leur côté, les autorités, représentées par le préfet de la Haute-Garonne, Pierre-André Durand, ont exprimé une certaine optimisme en déclarant que la situation "devrait se dénouer rapidement". Toutefois, cette affirmation a été accueillie avec scepticisme par les agriculteurs, qui estiment qu'une vraie solution ne pourra être trouvée que par des actions concrètes.
Le soutien des riverains reste essentiel. Des initiatives communautaires, telles que celle d'une association d'anciens militaires, se sont mobilisées pour fournir de la nourriture et des ressources aux manifestants, preuve que la solidarité est toujours vivante. Cette situation met en lumière les tensions croissantes entre les besoins de l'agriculture locale et la vie quotidienne des habitants, nécessitant un dialogue urgent et efficace.







