Le Concorde, cet avion mythique, a marqué l'histoire de l'aviation grâce à plusieurs innovations, dont son nez mobile. Cette fonctionnalité ingénieuse s’adaptait aux besoins des pilotes lors du décollage et de l'atterrissage, deux phases cruciales où la visibilité est essentielle.
En effet, en atteignant des vitesses supersoniques de Mach 2, soit 2 000 km/h, le design aérodynamique du Concorde, semblable à celui des avions de chasse, mettait en avant la nécessité d'un nez affiné. Cependant, les ingénieurs français et anglais ont rapidement compris qu'une telle conception aurait des conséquences sur la visibilité, un enjeu important pour la sécurité du vol.
Une innovation pratique
Inspiré par le prototype du Fairey Delta 2, un avion de chasse anglais des années 50, l’équipe de conception du Concorde a introduit un nez basculant. Le premier vol d'essai à Toulouse, le 2 mars 1969, a déjà intégré cette innovation, qui a été améliorée au fil des productions. Le nez pouvait se mettre en trois positions : une position redressée pour la croisière, une inclinaison de 5° vers le bas pour le décollage, et une descente maximale de 12,5° pour l’atterrissage.
Selon le pilote d’essai Hervé Leclerc, « cette technologie a permis de combiner performance aérodynamique et sécurité. La capacité d’adapter la position du nez selon les phases de vol était cruciale ». Des données rapportées par le Journal de l'Aviation soulignent que sans cette fonctionnalité, la conduite du Concorde aurait été altérée, mettant en danger non seulement l'équipage, mais aussi les passagers.
Enfin, lors de son dernier vol commercial, l'équipage a salué la foule en actionnant ce nez emblématique, une démonstration poignante de cette innovation emblématique du Concorde qui reste gravée dans les mémoires.







