Un incident tragique s'est produit à Alès, dans le Gard, lorsque un adolescent de 15 ans a été blessé par balle dans un quartier sensible, signalant une escalade de la violence liée aux trafics de stupéfiants. Selon le parquet de Nîmes, la fusillade a eu lieu près d'une cantine scolaire vers 13h15, ciblant un groupe de quatre jeunes adolescents originaires de Seine-Saint-Denis.
Les informations recueillies révèlent que l'adolescent a reçu une balle dans la jambe, mais sa blessure n'est pas considérée comme vitale. « Ces jeunes étaient de passage à Alès, apparemment en quête de missions temporaires », a déclaré le maire Christophe Rivenq. Ce groupe a été visiblement impliqué dans des activités connexes au trafic de drogue, qui gangrène la région, et s'était récemment rendu dans la ville, attiré par des opportunités de travail.
Des témoins ont rapporté avoir observé des impacts de balle sur la rampe d'accès de l'école, mais heureusement, aucun élève n'a été blessé. Après l'incident, l'adolescent blessé a cherché refuge dans la cantine scolaire, provoquant des frayeurs parmi les enseignants et les élèves présents. Deux individus circulant à moto seraient les auteurs de cette attaque, qui, selon des sources policières, visait à intimider. « C'était clairement une démonstration de force pour marquer le territoire », a affirmé un soubrette de l’enquête.
Cette situation illustre un phénomène inquiétant où de nombreux jeunes, souvent en rupture familiale, migrent vers des grandes villes comme Marseille et Alès, espérant décrocher des petits boulots tout en étant exposés aux dangers des réseaux criminels. Michèle, une ancienne éducatrice, déclare : « Les jeunes sont souvent de proies faciles pour des réseaux qui exploitent leur désespoir. »
Les autorités locales, alarmées par la montée de cette violence, mènent une enquête approfondie sur les circonstances de l'incident, comprenant des chefs d'accusation aussi sérieux que la tentative de meurtre en bande organisée. Alors que les forces de l'ordre poursuivent activement les suspects, la problématique des violences liées aux trafics de stupéfiants continue de soulever une préoccupation croissante au sein de la population.







