Ce mercredi 7 janvier, une dizaine de barrages ont été montés par des agriculteurs sur les axes principaux menant à Toulouse, malgré une forte présence policière. Ces actions visent à paralyser la métropole pour défendre un secteur en proie à de graves difficultés économiques.
Face à des conditions de travail difficiles, incluant une épidémie de dermatose nodulaire contagieuse chez les bovins, des prix d'engrais en hausse, et des craintes de concurrence accrue des pays du Mercosur, les agriculteurs intensifient leur pression sur le gouvernement. Lionel Candelon, représentant de la Coordination rurale, a souligné : "Nous bloquerons entièrement Toulouse tant que nous n'aurons pas de réponses".
En participant à cette action, Pierre Solana, un éleveur du Gers, a exprimé la détermination des agriculteurs : "C’est une guerre d’usure. Nous sommes prêts à tout pour faire entendre notre voix". Il a ajouté que la situation actuelle menace sérieusement l'ensemble de l'agriculture française, et a évoqué son parcours de 70 km depuis Auch pour se joindre à ce mouvement.
Les agriculteurs, qui représentaient une centaine de véhicules dont des tracteurs et des bennes, ont été parfois bloqués par les forces de l'ordre. D'après une source sur place, ces mesures subversives sont le signe d'un désespoir croissant parmi les professionnels du secteur, qui se sentent abandonnés par leurs dirigeants. Une action qui pourrait se répéter si aucune solution concrète n'est proposée par le gouvernement d'ici la fin de la semaine.
Cette mobilisation a été couverte par plusieurs médias nationaux, illustrant l'ampleur de la crise qui touche les agriculteurs français. Les experts s'accordent à dire qu'il est crucial pour le gouvernement de réagir rapidement afin de préserver non seulement la pérennité des agriculteurs, mais aussi de la souveraineté alimentaire du pays.







