Le foyer Arc-en-Ciel, situé à l'entrée de Figeac dans le Lot, voit l'un de ses bâtiments démoli pour laisser place à une structure moderne dédiée à l'hébergement de personnes en situation de handicap. Ce chantier colossal, d'un coût de 1,2 million d'euros, est pris en charge par le Département et s'étendra jusqu'au printemps 2027.
Tout a commencé peu après le rond-point de l'avenue Joseph-Loubet, où des engins de chantier se sont attelés à la tâche de démolition. Les murs de l'ancien bâtiment, devenu vétuste et non conforme aux normes actuelles, ont cédé devant la nécessité de créer un environnement plus adapté pour ses occupants, selon Stéphane Gesnouin, directeur de l'association APEAI-ADAR. "Le foyer Arc-en-Ciel accueille quatorze résidents, principalement issus des ESAT de l'Aiguille et de Nayrac. Ce bâtiment avait fait son temps. L’urgence d’un changement s’imposait".
Un chantier de 1,2 million d'euros financé par le département du Lot
Les études préalables prévoient la construction de nouveaux appartements en bois, tandis que le bâtiment le plus ancien, datant des années 1970, sera entièrement rénové. Ce projet, souhaité par l'APEAI-ADAR et agréé par les autorités départementales, vise à maintenir une offre de logement accessible à proximité du centre de Figeac, comme l'explique Stéphane Gesnouin. "Nous voulons encourager l'inclusion des personnes en situation de handicap au cœur de la ville, proche de toutes les commodités".
D'ici deux ans, quatre nouveaux logements et une salle commune d'activités seront disponibles, offrant ainsi un cadre de vie amélioré. "Nos résidents disposent d’un bon niveau d’autonomie et exercent souvent dans des ESAT. Beaucoup d’entre eux ont des handicaps invisibles", précise-t-il, soulignant l'importance de l'accompagnement personnalisé dans cette structure.
Sept résidents relogés durant le chantier dans des gîtes au Surgié
Avec ce projet ambitieux, sept résidents ont été relogés temporairement dans des gîtes situés à Surgié, dans le village vacances BôVila. "Ce foyer fonctionne sur un modèle semi-collectif, où chacun a son chez-soi. Le défi de relogement a bien été géré, et nos équipes éducatives continuent de les accompagner", souligne Stéphane Gesnouin. Des gîtes ont été loués pour cette période, garantissant ainsi la continuité des services tout en permettant aux travaux de se réaliser sans heurt.







