Le mercredi 1er juillet, les ambulanciers de Lot-et-Garonne se sont mobilisés pour une manifestation partant du stade Armandie, se dirigeant vers la direction générale des Finances publiques. Cette initiative s'inscrit dans un cadre national de protestation orchestré par la Fédération nationale de la mobilité sanitaire (FNMS) et d'autres organisations professionnelles. Les participants ont exprimé leurs préoccupations quant à l'augmentation des coûts de fonctionnement, notamment du gazole, rendant leur activité de plus en plus difficile.
La procession a commencé tôt le matin, avec les ambulanciers activant leurs gyrophares et défilant à travers plusieurs quartiers d'Agen, y compris le boulevard de la Liberté et la cité administrative. Ce rassemblement a pour but de demander aux pouvoirs publics de reconnaître la valeur de leur travail en soutenant financièrement la profession face à l'augmentation des charges, comme le souligne le dirigeant d'une ambulance locale, interrogé par France 3 Nouvelle-Aquitaine.
Les unions professionnelles appellent également à des réformes structurelles, évoquant la nécessité d'ajuster les règles relatives au transport d'urgence. Un porte-parole de la Chambre nationale des services d'ambulances (CNSA) a signalé que si aucun changement n'était apporté, ils seraient contraints de limiter leurs services d'urgence, laissant ce secteur uniquement aux pompiers et au Samu.
Un récent sondage, diffusé par Sud Ouest, a révélé que les professionnels de santé, y compris les ambulanciers, sont de plus en plus en désaccord avec les politiques actuelles, qui ne semblent pas tenir compte des réalités du terrain. Selon un ambulancier, "Nous faisons face à une pression constante avec des tarifs qui ne nous permettent pas de survivre dans ce milieu de plus en plus compétitif." Les retentissements de cette mobilisation risquent d'affecter gravement l'organisation des services d'urgences à travers la région si des solutions ne sont pas rapidement trouvées.







