Lundi, le Conseil d’État a validé l’autorisation environnementale de l'A69, reliant Toulouse à Castres, en confirmant la décision de la cour administrative d’appel de Toulouse. Malgré les contestations des défenseurs de l'environnement, cette décision marque une avancée significative pour ce projet routier controversé.
Dans un communiqué, le Conseil d’État a indiqué que les aménagements routiers existants, la mise à deux voies de la route nationale 126 et l'amélioration du transport ferroviaire ne répondent pas aux objectifs d'efficacité de la liaison autoroutière. La cour a tranché en ce sens, estimant que l'A69 est nécessaire pour répondre aux besoins de transport dans la région.
Un projet contesté par des écologistes
Ce développement intervient après que le tribunal administratif de Toulouse ait, en février 2025, annulé les autorisations environnementales, arguant qu'elles n’étaient pas justifiées par une "raison impérieuse d’intérêt public majeur". Toutefois, la cour d’appel a révisé cette décision en décembre, offrant un nouveau souffle au projet.
Le Conseil d'État a également été saisi par des associations qui s'inquiètent des conséquences écologiques, notamment les destructions de zones humides, d'écosystèmes et de terres agricoles, résultant de la construction de cette autoroute longue de 53 km. Les inquiétudes sont d'autant plus pressantes que cette infrastructure pourrait réduire le temps de trajet entre Toulouse et Castres d'environ 20 minutes, passant d'1h15 à moins d’une heure.
Les avis des experts sur le sujet sont partagés. Selon le géographe Claude Chastel, spécialiste des infrastructures, "bien que le besoin de désengorger les routes soit évident, le coût environnemental d'une telle autoroute mérite réflexion". Par ailleurs, un groupe d'écologistes locaux prévoit d'intensifier ses actions pour contester ces décisions judiciaires.







