Face à l'augmentation des incidents de braconnage, notamment des tirs nocturnes, les autorités intensifient leurs contrôles. Une récente opération dirigée par l'Office français de la biodiversité (OFB) a mené à l'arrestation d'un chasseur en infraction. Les services de l'État rappellent que la chasse de nuit demeure strictement prohibée, sauf lors d'opérations de régulation autorisées.
Le préfet du Gers a exprimé sa préoccupation concernant l'augmentation des comportements illicites observés ces derniers mois. Les signalements de tirs nocturnes et la découverte d'animaux sauvages abattus soulignent l'urgence d'une surveillance accrue, surtout pendant la nuit. Ce climat d'insécurité a conduit les services de police de la chasse à un déploiement renforcé sur le terrain.
En juin dernier, une opération de surveillance par les inspecteurs de l'OFB a abouti à l'interpellation d'un individu en flagrant délit de chasse illégale de nuit. Deux carabines ont été saisies, dont une équipée d'une lunette thermique. Actuellement, une enquête de police judiciaire est en cours.
La chasse nocturne strictement interdite
Les autorités réaffirment que seule la régulation des sangliers, encadrée par les lieutenants de louveterie assermentés, est autorisée de nuit. Toutefois, la chasse nocturne en dehors de ce cadre est purement et simplement prohibée.
Il est également important de rappeler que l'utilisation de dispositifs de vision nocturne, de caméras thermiques ou d'éclairages destinés à repérer la faune sauvage est formellement interdite. Même l'éclairage des animaux sans l’intention de tirer constitue une infraction.
Les services de l’État encouragent tous les citoyens témoins de comportements suspects, pouvant être associés à du braconnage, à contacter sans tarder le service départemental de l'OFB ou l'unité chasse de la Direction départementale des territoires (DDT). Cette vigilance est cruciale pour protéger la faune sauvage et garantir le respect des réglementations en vigueur.







