Des rassemblements sont programmés ce lundi 15 juin à 19 heures à travers la France, motivés par l'impératif de mettre un terme aux violences sexuelles visant les femmes et les enfants. Les organisateurs espèrent attirer l'attention des autorités sur ce fléau et faire évoluer la législation actuelle.
À la suite du tragique décès de Lyhanna, âgée de 11 ans, plusieurs manifestations se dérouleront notamment dans des villes en Occitanie, telles que Montpellier, Béziers, Nîmes et Perpignan. Ces événements sont soutenus par de nombreuses associations qui militent pour des changements législatifs.
La "Coalition féministe loi intégrale" propose en ligne une liste des lieux où les participants peuvent se réunir, illustrant ainsi l'urgence de l'action collective. Les initiatives visent à faire entendre des voix citoyennes et à promouvoir les droits des victimes.
Vers une loi-cadre contre les violences sexuelles
Des groupes engagés contre les violences faites aux femmes et aux enfants demandent une adoption rapide d'une loi-cadre pour mieux protéger les victimes. Cette loi, qui a été déposée fin 2025, a pour but de renforcer la prévention et de simplifier l'accès à la justice pour les victimes, comme le souligne RMC.
"Il est crucial d'améliorer la protection des victimes et de garantir une justice spécialisée plus efficace, dotée des moyens nécessaires", déclare Sandrine Lafitte, présidente de l'association Rêvesolutions à Nîmes.
Yaël Braun-Pivet, un soutien essentiel
Lorène Russel, fondatrice de l'association L'enfant bleu, insiste sur la nécessité d'une "pression populaire" pour appuyer l'avancée de cette législation. À ce jour, plus de 285 000 personnes ont déjà signé une pétition pour atteindre les 500 000 signatures, condition nécessaire pour déclencher un débat public. Cela a été précisé sur le site de l'Assemblée nationale.
Le projet de loi bénéficie également du soutien de Yaël Braun-Pivet, présidente de l'Assemblée nationale, qui s'est exprimée contre les propos de Gérald Darmanin, ministre de la Justice, affirmant que la mort de Lyhanna n'était pas liée à un manque de moyens. Elle a affirmé son désaccord face à cette déclaration, soulignant l'importance de ressources adaptées pour la justice.
En parallèle, une grande marche est prévue à Paris le samedi 4 juillet, comme l'indique la CGT, marquant ainsi une mobilisation continue sur ce sujet crucial.







