Ce lundi 15 juin, les enseignants du collège Albert Camus à Perpignan se sont mobilisés pour protester contre la suppression d’un demi-poste de conseiller principal d’éducation (CPE). Dès 7h30, ils ont bloqué l’établissement, dénonçant une décision tardive et malavisée.
Cette réduction de personnel est jugée incompréhensible par l’équipe éducative, notamment dans un établissement qui accueille de nombreux élèves issus d’un des quartiers les plus défavorisés de France, le Champ de Mars. Selon les enseignants, passer à un CPE à mi-temps à la rentrée met en péril le suivi des élèves ainsi que leur sécurité.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : au cours de l'année scolaire écoulée, 43 conseils de discipline ont été organisés pour des faits graves, un chiffre en nette augmentation par rapport aux 11 de l’année précédente. Les enseignants ont également signalé des violences verbales et physiques de la part de certains parents, rendant cruciale la présence de deux CPE à temps plein.
Dans un communiqué, les enseignants soulignent avoir sollicité à plusieurs reprises la Direction des services départementaux de l’Éducation nationale pour alerter sur la situation de l’établissement, sans obtenir de réponse satisfaisante. Ils estiment que la baisse des moyens intervient à un moment où l’éducation est plus que jamais mise à l’épreuve.
Face à cette dégradation, l’équipe éducative refuse d’être à la fois complice et victime, affirmant que l’égalité des chances et la réussite des élèves sont en péril. Comme l'a mentionné une enseignante, "nous ne pouvons pas sacrifier la qualité de l’éducation de nos élèves sur l'autel des économies budgétaires".
Les enseignants attendent des réponses concrètes de la part des autorités pour garantir un environnement d’apprentissage sûr et propice au succès des élèves.







