Le samedi 13 juin, des milliers d'individus se sont rassemblés à Perpignan pour la Marche des fiertés, laissant éclater leur joie au rythme des drapeaux arc-en-ciel. Toutefois, derrière cette ambiance festive, un message d'inquiétude résonne face à la progression de l'extrême droite dans les Pyrénées-Orientales. Selon les estimations, entre 1.200 manifestants d'après la police et 3.000 selon les organisateurs ont pris part à cet événement, marquant la cinquième édition de la marche dans la ville.
Le cortège, partant de la place de Catalogne jusqu'au Palais des Rois de Majorque, a enregistré une ambiance festive. Cependant, des voix s'élèvent pour faire entendre les préoccupations politiques, accentuées par la récente vague d'élu(e)s du Rassemblement National aux élections municipales dans la région. À Elne, par exemple, plusieurs symboles LGBTQ+ ont été enlevés, comme le drapeau arc-en-ciel de la mairie, un symbole de cette inquiétude croissante.
Fanny, enseignante à Perpignan et active dans la communauté LGBTQ+, souligne l'importance de cet événement : "Il est essentiel de se rassembler dans un contexte où l'extrême droite est présente. Nous devons faire entendre notre voix."
Refuser la normalisation de l'extrême droite
Pour de nombreux participants, cette Marche des fiertés est la première. Une manifestante déclare : "Participer à cet événement dans une ville d'extrême droite est crucial pour notre visibilité." Malgré les préoccupations, les manifestants restent déterminés à faire passer un message d'espoir. "C'est réconfortant de voir tant de gens unis, fiers et solidaires," témoigne un participant, ajoutant que cette mobilisation ne doit pas être un voie d'apathie.
Ce dimanche 14 juin, la mobilisation se poursuit, avec la deuxième édition de la Marche des fiertés à Prades. Le cortège partira à 15 heures de la place de la République, après avoir attiré près de 250 participants lors de sa première édition l'année dernière. Ainsi, la fierté continue de s'affirmer dans la région, malgré les défis.







