« On est là pour la braderie ! » s’exclame une participante au début de cet événement festif, le 5 juin, au 27, rue Joliot-Curie à Bon-Encontre. Dès 14 heures, les portes de l’Afdas se sont ouvertes, accueillant environ 50 familles impatientes. Après un repas partagé avec divers partenaires, l'association a ouvert sa ressourcerie de 900 m², remplie d'objets à prix réduits. « Tout est symboliquement à moins 40 % », a précisé Maurane, membre de l’association, tandis qu’une joyeuse agitation emplissait l’espace.
Fondée en 1985 à l'initiative de l'Union départementale des associations familiales (Udaf), l’Afdas est devenue un acteur essentiel de l'insertion. À l’origine orientée autour d’une recyclerie, elle s'est diversifiée pour inclure une épicerie solidaire et un pôle animation qui accueille aujourd'hui près de 40 enfants. En tant qu'entreprise d'insertion depuis 2015, l’association emploie 61 salariés, dont 16 sont permanents. « Les autres bénéficiaires restent généralement deux ans, le temps pour nous de les aider à trouver un emploi », a expliqué Franck Gautrais, encadrant technique.
« Le réemploi est entré dans les mœurs »
Au cours des quatre dernières décennies, l’Afdas a su évoluer. « Nos ventes en magasin ont généré un million d'euros, un chiffre multiplié par dix en quinze ans », souligne Pascal Anres, directeur de l'association. Le succès rencontré est dû à une véritable démocratisation du marché de la seconde main, qui a contribué à redorer l'image de la réinsertion, autrefois perçue de manière négative. « Le réemploi est devenu courant. Avant, acheter d’occasion n’était pas à la mode », explique-t-il.
L’association est désormais bien connue des Agenais, Totalisant près de 9 500 adhérents, elle symbolise une dynamique d’insertion et de solidarité active.







