Neuf fois vainqueur du Trèfle Lozérien, et quatorze fois du Rallye Dakar, Stéphane Peterhansel a toujours un lien particulier avec cette épreuve. Quarante ans après sa première participation, "Monsieur Dakar" continue d’être un pilier central de l'événement lozérien. Dans un entretien accordé à Radio France, il évoque son attachement à cette course unique.
Saïd Makhloufi : Votre statut de légende attire toujours autant d’admirateurs. Comment ressentez-vous cet accueil ?
Stéphane Peterhansel : C’est agréable. Mon parcours avec le Trèfle a débuté il y a 40 ans et il est touchant de constater qu’il y a encore des jeunes qui reconnaissent mon nom. Même après toutes ces années, ce respect et cette reconnaissance continuent de me flatter. Quand je suis ici, je signe des autographes et reçois des manifestations d’affection, et cela fait plaisir.
Qu'est-ce qui rend cette épreuve si particulière à vos yeux ?
Les enduros sont uniques en ce sens qu’ils mélangent professionnels et amateurs. Peu de compétitions offrent ce cadre inclusif, où chaque participant, qu’il soit aguerri ou novice, puisse vivre la même passion.
Cela fait-il partie de l'ADN du Trèfle ?
Oui, c'est ce qui favorise la convivialité de l'enduro, et particulièrement au Trèfle Lozérien. Nous formons une grande famille de passionnés qui apprécient autant les cigarettes que les paysages enchanteurs de la nature.
Le Trèfle est-il un modèle d'organisation ?
Pour moi, c'est l'exemple parfait d'une compétition bien orchestrée. C'est l'épreuve à ne pas manquer si l'on est passionné d’enduro.
Quel message souhaitez-vous transmettre aux participants ?
C'est essentiel que chacun vive sa passion, peu importe son niveau. Ce moment de partage est primordial pour nous tous.
La Lozère est-elle un terrain de jeu privilégié ?
Absolument. Cette région regorge de paysages magnifiques et d'un relief fascinant, parfait pour s’épanouir à moto.
Le Trèfle offre-t-il un cadre unique ?
Au mois de juin, la nature est en pleine ébullition. Les couleurs éclatantes, les parfums enivrants et l'ambiance particulière en font un événement à part.
Et l'accueil des habitants ?
C’est un aspect fondamental. La population, qui a grandi avec le Trèfle, joue un rôle essentiel dans notre expérience.
L'événement génère également de l'animation ?
Oui, cela apporte un peu de joie dans ces régions reculées. Les villages se mettent en fête, ce qui rend l’épreuve encore plus mémorable.
Vous voulez également rendre hommage aux bénévoles ?
Il faut saluer leur dévouement. Malgré les défis croissants, ils restent engagés pour faire de chaque édition un succès.
L'absence de Josep Garcia impacte-t-elle la compétition ?
Oui, cela ouvre la voie à d'autres concurrents. Le départ de certains pilotes internationaux redonne une chance aux talents français.
Et que dire de Killian Lunier ?
Son début d'année a été impressionnant. Je le vois comme un futur vainqueur du Trèfle.
Vous le considérez donc comme un potentiel champion ?
Sans aucun doute, il a le potentiel pour briller dans cette épreuve.







