Le 4 juin, un agent de l’Office national des forêts (ONF) a été mis en examen pour destruction involontaire par incendie aggravée, soupçonné d'avoir été à l'origine de l'incendie colossal qui a dévasté le massif des Corbières durant l'été 2025.
Près de dix mois après ce sinistre qui a ravagé la région, le parquet de Montpellier a confirmé que l'agent avait été placé sous contrôle judiciaire. Malgré les accusations, l'agent conteste avec vigueur toute implication dans ce drame, qui a causé la mort d'une femme et détruit plus de 11.000 hectares de végétation, portant l'impact total à près de 17.000 hectares.
L'incendie, connu sous le nom d'incendie de Ribaute, a nécessité trois semaines d'interventions intensives de la part des sapeurs-pompiers, qui n'ont réussi à éteindre complètement le feu que le 28 août. Selon un témoignage recueilli par L'Indépendant, les pompiers ont décrit cette période comme l'une des plus éprouvantes de leur carrière.
Cette mise en examen fait suite à la garde à vue de trois agents de l’ONF, qui ont été interrogés sur les circonstances entourant le départ de feu, notamment après la révélation que le sinistre pourrait avoir été causé par une cigarette malencontreusement jetée depuis un véhicule, comme l’a rapporté RTL récemment.
Les conséquences environnementales et humaines de cet incendie ont soulevé de nombreuses questions au sein de la communauté, tandis que des experts appellent à une meilleure prévention et gestion des espaces forestiers pour éviter de tels événements à l'avenir. Les voix se lèvent pour demander des mesures plus strictes, notamment en ce qui concerne la responsabilité des agents chargés de la gestion des forêts.
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