Fin mai, Moscou a instauré des restrictions sur plusieurs importations en provenance d'Arménie, ciblant notamment le secteur floristique. Dans ce contexte tendu, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a annoncé un soutien financier substantiel à l'État arménien, s'élevant à plus de 50 millions d'euros.
Lors d'une déclaration faite le 4 juin, von der Leyen a réaffirmé "l'engagement ferme" de l'UE envers l'Arménie, notant que l'Europe continuera d'importer des fleurs que la nation ne peut plus exporter vers la Russie. Elle a déploré que "Moscou instrumentalise les relations économiques pour exercer une pression politique", rappelant que ce modus operandi est bien connu de l’Union européenne.
Cette position a émergé au moment où l'Arménie s'approche de ses élections législatives, et l'intervention de la Russie dans les affaires internes de ce pays, ainsi que des accusations de manipulation, ont été soulevées par plusieurs observateurs, y compris le collectif Antibot4Navalny, qui a identifié au moins 435 opérations d'ingérence durant les huit derniers mois, comme le rapportent nos confrères de Franceinfo.
Les experts interrogés sur cette situation estiment qu'il s'agit d'une stratégie délibérée de Moscou pour affaiblir le gouvernement arménien et maintenir son influence dans la région. Cela souligne les tensions croissantes entre l'Arménie et la Russie, qui autrefois étaient des alliés proches. À quelques jours des élections, la communauté internationale surveillera de près ces développements cruciaux.







